#FreeMercedes : l’étudiante qui incarne le combat des anons poursuivis en justice

Mercedes Haefer, "la face terrifiante d'Anonymous" titrait ironiquement le magazine the smoking gun.

Mercedes Haefer a 20 ans et étudie le journalisme à l’université de Las Vegas dans l’Etat du Nevada aux Etats-Unis. Elle est aujourd’hui poursuivie pour sa participation aux attaques DDOS contre paypal en soutien à wikileaks en décembre 2010. Sous la pression du gouvernement américain, paypal (un service de paiement en ligne) avait arrêté les dons de wikileaks et de geler les versements en raison de la publication de documents confidentiels américains par Wikileaks. En signe de protestation, Anonymous a lancé une attaque par déni de service distribuée (DDOS) qui consiste à mettre hors ligne un site en envoyant massivement des requêtes. Plus récemment, Anonymous a appelé à boycotter paypal.

Mercedes Haefer fait parti des 14 anons arrêtés le 13 juillet par le FBI. Mercedes Renee Haefer et les 14 personnes, inculpées à San Jose, ont toutes été accusées de complot visant à causer des dommages intentionnellement à un ordinateur protégé. L’accusation de complot comporte un maximum de cinq ans de prison et une amende de 250 000 dollars, tandis que la charge de dommages intentionnels entraîne une peine maximale de 10 ans de prison et une amende de 250 000 dollars, a indiqué le FBI dans sa déclaration. Aux Etats-Unis, les peines se cumulent, Mercedes risque donc 15 ans de prison et 500 000 dollars d’amende soit plus qu’une personne accusée d’agression physique grave. Rappelons qu’une attaque DDOS ne se caractérise par aucun préjudice humain et le préjudice matériel reste très faible, un serveur peut être endommagé mais la plupart du temps, il suffit de redémarrer la machine pour que le site soit à nouveau en ligne. Les attaques DDOS sont un moyen de protestation pacifique.

Mercedes Haefer a été relachée après l’audience devant le juge, profitant ainsi de sa liberté pour organiser sa défense. Le système judiciaire américain est accusatoire et donc c’est à l’accusé de prouver son innocence face à l’accusation qui avance des preuves de sa culpabilité. Malheureusement, Haefer n’a pas les moyens de DSK pour se payer les meilleurs avocats. La jeune étudiante qui travaille aussi comme caissière pour payer ses études (les frais d’inscription aux Etats-Unis s’élèvent entre 15000 et 40 000 dollars par an pour la plupart des universités américaines) peine à payer les frais d’avocat.

En accord avec son équipe de défense juridique, elle a créé son propre fonds pour recueillir de dons, le « Mercedes Haefer legal fund« . Sur le site freemercedes.org, vous pouvez faire un don pour soutenir la défense juridique de la jeune étudiante.

C’est pourquoi Anonymous lance une campagne de soutien à Mercedes (vidéo en Français ici).

Anonymous n’oublie aucun des anons emprisonnés pour des motifs politiques et appelle à leur libération immédiate et sans condition.

Nous sommes Anonymous

Nous sommes légion

Nous n’oublions pas

Nous ne pardonnons pas

Redoutez-nous !


L’Opération Paperstorm est de retour.

Après une première édition daté du18 décembre 2010, Anonymous a annoncé le retour de l’Opération Paperstorm.

 

Anonymous appel tous les anons à travers le monde  à imprimer des tracts et des posters, et de les distribuer dans leurs villes tous les weekends durant le mois d’août à partir de ce samedi 13 août, le but de cette opération est d’expliquer aux citoyens du monde c’est quoi le concept d’anonymous, de les encourager à s’opposer aux gouvernements corrompus et de les inviter à rejoindre anonymous.

Le message d’anonymous :

Chers citoyens du monde,

Ce mois-ci Anonymous présente le retour de l’opération Paperstorm.

Nous vous encourageons à imprimer des tracts, des posters, et à les répandre dans votre ville.

Faites le tous les weekends durant le mois d’août et ce samedi 13 août,

Imprimez, partagez, distribuez, et soyez libre.

Vous êtes Anonymous

Vous êtes Légion.

Vous ne pouvez pas pardonner.

Vous ne pouvez pas oublier.

Un des posters d'Op paperstorm
Un des posters d’#Op paperstorm

Pour télécharger tous les posters et tracts, vous pouvez consulter le pad ici.


L’Algérie, ou comment une caste confisque le pouvoir

 Cet article a été envoyé par mail à l’operation leakspin qui a décidé de publier cet article d’opinion:
 
L’Algérie, c’est entendu, est un pays « riche ». Hydrocarbures, potentiel touristique, pêche : comment se fait-il que ce pays soit au 84è rang pour l’indice de développement humain ? Pour le taux de mortalité des moins de cinq ans ? Pourquoi parle-t-on d’un taux de chômage tournant autour de 30% quand le ministère du Travail annonce 11% ? Comment lier ces « performances » aux explications du département d’Etat américain : « parmi les principaux problèmes de droits humains [en Algérie] figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association » ?
Cet article a pour objectif de donner, de manière rapide, une perspective historique sur le handicap dont souffre l’Algérie : la confiscation du pouvoir par une classe de militaires prêts à violer les droits de l’homme pour rester au sommet de la hiérarchie politique. Cette classe a intérêt à ce que l’information ne circule pas, en Algérie comme entre l’Algérie et l’extérieur, et doit entretenir l’ignorance pour survivre.
Quel est le point commun entre tous les présidents algériens depuis l’indépendance ? Tous, à l’exception de Mohamed Boudiaf (à la tête du Haut Comité d’Etat en 1992) sont des gradés de l’Armée Nationale Populaire, ex-ALN : du colonel Houari Boumediene au commandant Aziz Bouteflika. Cette catégorie de dirigeants, s’appuyant sur leur légitimité de moujahids et sur le fait que l’armée est le seul groupe à s’être structuré et renforcé pendant la guerre, est plus restreinte que le FLN. Le FLN par définition reste un front, rassemblant des sensibilités différentes, source de tensions. Mohamed Boudiaf, un des cadres dirigeants du FLN au début de la guerre d’indépendance, ministre d’Etat du gouvernement provisoire, est par exemple en désaccord avec Ben Bella dès juillet 1962, ce qui lui vaudra une condamnation à mort en 1964 et un exil jusqu’en 1992.  
Délimiter cette classe dominante, au cœur des affaires et de la vie politique an Algérie, n’est donc pas facile, mais faisable : il s’agit de quelques généraux d’état-major, placés au gouvernement, dans les instances militaires les plus puissantes. Un autre exemple : qui dirige le puissant Département du Renseignement et de la Sécurité créé en 1990 ? Un certain Mohamed Mediène. Ce général est resté très discret en politique. Selon Bakchich c’est Mediene qui  est à l’origine de la destitution et la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane, président de la Sonatrach (120 000 salariés, 98 % des exportations algériennes, l’équivalent de 60 % des recettes budgétaires de l’Etat) en 2010. Selon Bakchich encore, « à travers le président de la Sonatrach, c’est le ministre du Pétrole, proche de Bouteflika, Chakib Khelil, qui est désormais dans le collimateur », ce qui démontre la puissance de la nébuleuse  militaire, non épargnée par les dissensions, qui dirige l’Algérie depuis 1962. D’ailleurs, Mediene n’est qu’un exemple : Bouteflika, Nezzar, sont d’autres noms à retenir si on s’intéresse au clan au pouvoir.
Toujours dans une perspective historique, la « caste » se maintenait, dans les années suivent l’indépendance, en utilisant son « aura », sa légitimité, intervenant dans tous les domaines, engrangeant les premiers fruits de l’exploitation des hydrocarbures. Le mécontentement de la population devenant trop explosif pour ce groupe privilégié, il a fallu organiser une parodie de démocratie à partir de 1988: le régime, selon Paul Balta, spécialiste de la Méditerrannée, reste en fait « présidentiel » et le président un militaire, malgré un multipartisme de façade. En parallèle, le pouvoir a été accusé de recourir à tous les moyens possibles pour se maintenir. L’entretien mal maîtrisé d’ennemis, à la fois pour obtenir le soutien de pays Occidentaux soucieux de participer à la lutte contre le terrorisme, et profiter de la guerre pour éliminer des opposants, aurait été un outil auquel Mediene aurait eu recours. Il est à ce propos inutile de rappeler le bilan des années noires, le résultat mitigé de la politique de concorde nationale et la persistance des attentats.
Entretenir l’ignorance et l’opacité est en effet, finalement, dans l’intérêt des quelques généraux aux avoirs démesurés à la tête du pays. L’opacité concernant les massacres des années 90, concernant l’attribution des marchés publics comme pour le projet de l’autoroute Est-Ouest, restreignant la liberté économique des Algériens et profitant, l’opacité sur les procédures administratives, encourageant la corruption, sur l’utilisation de la rente gazière, l’opacité sur la répression pour éviter que la contestation se répande –rappelons que les Algériens n’ont pas attendu, en Kabylie ou ailleurs pour se révolter ; profitent aux généraux.
Comment cette ignorance est-elle entretenue ? D’abord en négligeant l’éducation : un secteur en perpétuel chantier, sans moyens, comme le prouvent les grèves permanentes des professeurs. Ensuite, en étouffant le plus discrètement possibles tous les acteurs de la société civile susceptibles d’apporter une information offrant des perspectives à la population. Si l’on prend l’exemple des partis, le Département d’Etat américain note en avril 2010 que «parmi les principaux problèmes de droits humains figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association, qui ont considérablement affaiblis les activités des partis politiques et la capacité des citoyens à changer le gouvernement de manière pacifique à travers des élections». Par ailleurs, il n’est pas besoin de résumer les pressions et procédés, mise en évidence dans des câbles diplomatiques, utilisés pour présenter la dernière élection comme démocratiques : fausses images, réunions préparées avec les observateurs.
Les médias traditionnels, qui se sont parfois montrés critiques, ne sont pas épargnés : toujours selon le rapport du Département d’Etat américain, « le gouvernement contrôle ainsi la plus grande source de revenus pour la plupart des journaux et utilise ce contrôle pour orienter le contenu dans la presse».
La « caste » a donc changé de stratégie depuis 1962 : des exactions menées par l’armée et coups d’états (1965), à une démarche plus discrète de domination économique et d’étouffement du jeu démocratique. La vingtaine de généraux au pouvoir est de plus en plus contrainte par une perte de légitimité auprès des plus jeunes (qui n’ont pas connu la guerre d’indépendance), une situation sociale explosive  et l’émergence de nouveaux médias. Son seul rempart : le désintérêt de toutes les opinions publiques – le ministre de la solidarité nationale annonçait 7 millions d’algériens à l’étranger en 2008 – nourri par le manque d’information et un flou volontairement maintenu. L’information libre est plus que jamais une nécessité.


#OpSyria : Le site du ministère de la défense syrien piraté par Anonymous.

Le 15 Juin 2011, Anonymous avait promis d’attaquer les sites gouvernementaux syrien dans le cadre de l’opération #OpSyria, aujourd’hui, la promesse est tenue, des Anons ont ciblé et défacé le site web officiel du ministère de la défense syrien.

Message d'anonymous au gouvernement syrien 15/06/2011

Message d'anonymous au gouvernement syrien 15/06/2011

Les hacktivists anonymes ont publié sur la page d’accueil du site un message « en arabe et en anglais » adressé au peuple et armé syrien accompagné d’une image du drapeau syrien, comme background, le logo d’Anonymous et d’une série de liens vers des vidéos illustrant les manifestations, les morts et les crimes de torture et génocide commis par le régime criminel de Bachar El Assad.

Capture d'écran du site piraté par Anonymous

Capture d'écran du site piraté par Anonymous

Pour le peuple syrien : Le monde est avec vous contre le régime criminel de Bachar Al-Assad. Sachez que le temps et l’histoire sont de votre côté. Les tyrans utilisent la violence parce qu’ils n’ont rien d’autre, et plus ils sont violents, plus ils deviennent fragiles.

Nous saluons votre détermination à être non-violent face à la brutalité du régime, et nous admirons votre volonté de rechercher la justice, pas une simple vengeance. Tous les tyrans doivent tomber, et grâce à votre courage Bashar Al-Assad est le suivant.

Pour l’armée syrienne : vous êtes responsables de la protection du peuple syrien, et quiconque vous commande de tuer des femmes, des enfants et des personnes âgées mérite d’être jugé pour sa trahison. Aucun ennemi extérieur ne pourrait faire autant de mal à la Syrie que ce que Bashar Al-Assad a fait.

Défendez votre pays. Soulevez-vous contre le régime !

Anonymous.


topiary: retour sur un anon et lulzlizard très controversé

Jake Davis, 18 ans, alias Topiary a été un anon très actif qui s’est toujours battu avec force pour défendre Anonymous et les libertés individuelles. Il s’est aussi occupé de la communication au sein de Lulzsec. Son action a toujours été guidée par ses valeurs et la lulz. Topiary a été particulièrement actif dans la promotion des opérations de Lulzsec et d’Anonymous, c’est pourquoi son arrestation ne laisse pas indifférent. Jake Davis est actuellement assigné à résidence chez sa mère et il est privé de tout moyen de communication électronique. Son inculpation pour actes de piratage informatique ne fait que s’ajouter aux persécutions contre Anonymous qui n’ont fait que s’intensifier ces temps-ci. Anonymous demande sa libération comme celle de tous les autres Anons emprisonnés. Un communiqué à la fois dithyrambique et parodique a été écrit en hommage à Topiary:

free topiary

le jeune homme en photo est Jake Davis, alias topiary

A mes chers lulz lizards,

Jake Davis est peut être le plus grand artiste digital de tous les temps. Un pourvoyeur de beaucoup de lulz,

Jake a écrit beaucoup de communiqués de presse pour Anonymous et Lulzsecurity. Il a prouvé sa valeur en faisant face à Shirley Phelps de l’Eglise baptiste de Westboro (NDLR: secte aux positions haineuses proche de l’extrême-droite], balayant son zèle religieux avec plus de 9000 pêchés. [Voir la vidéo ici]

Le voyage du bateau lulz sur les sept proxseas [NDLR: jeu de mot avec proxy ou serveur mandataire en français, qui est un serveur servant à faire suivre les requêtes informatiques entre un ordinateur client et un serveur], a démarré seulement grâce à l’aide de Jake et son talent d’animateur. En publiant sur PBS les détails de la vie de retraité de tupac et Biggie, Lulz Security a forcé l’admiration et l’amour de centaine de milliers de personnes [NDLR: lire l'article sur le piratage de la Public Broadcasting Corporation sur undernews.fr]

Jake Davis a retrouvé la trace de Rupert Murdoch, la véritable source du mauvais piratage [NDLR: scandale des écoutes de News of the World] et l’a étouffé. Le Sun s’est injecté lui même une dose héroïque de palladium, et le corps du Mogul des médias ne s’est pas encore rétabli.

Rupert Murdoch dead

Le 19 juillet, un article annonçant la découverte du corps du "mogul des médias" Rupert Murdoch était publié sur le Sun, qui pourrait être concerné par les pratiques des écoutes illégales. Le défaçage a été mené conjointement par Lulzsec et Anonymous

Il y avait un but et un message très importants derrière ces actes de cyber-vandalisme humoristiques. Jake a apporté la Lulz aux opprimés. Il a parlé d’une voix qui résonnait partout et a atteint chacun de nous personnellement. Nous sommes malades de cette ploutocratie pervertie qui nous contrôle à travers notre gouvernement, nos médias d’information et notre internet. Des lointaines et isolées îles Shetland, la voie de Jake a touché des millions de personnes. Peut être que le succès de son message est à rechercher dans sa simplicité, « ensemble, uni, nous pouvons piétiner tous nos oppresseurs et s’attribuer nous même le pouvoir et la liberté qui nous reviennent de droit« .

Jake Davis aura peut être une peine de prison à purger, mais il en a publiquement parlé dans les termes les plus nobles. Une peine de prison, pour lui, n’est en aucun cas un échec.

C’est un triomphe.

 » Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison ». Henry David Thoreau

« Vous n’avez pas échoué. Vous n’avez pas impressionné. Vous pouvez obtenir ce que vous voulez et vous le valez, croyez en vous. » Jake Davis




arrestations en Italie: communiqué d’Anonymous

Hier, la police D’Etat italienne a publié un communiqué annonçant un coup de filet au sein de la « cellule italienne d’Anonymous » par le  Centro nazionale anticrimine informatico della polizia postale (Cnaipic) . 32 perquisitions ont été menés en Italie et dans le canton italophone suisse du Tessin menant à l’arrestation de 15 personnes dont 3 hackers. Il y aurait parmi eux 5 mineurs dont un de 15 ans qui menait les « tests de pénétration » pour s’assurer que les actions étaient réalisables. Les individus arrêtés sont accusés d’avoir pénétré frauduleusement dans des systèmes de traitement automatisé des données ainsi que d’avoir mené des attaques DDOS. La police italienne les accuse en l’occurrence d’avoir mené une attaque DDOS contre le site de l’Agcom, l’autorité italienne de régulation des communications ainsi que d’avoir accédé sans autorisation à sa base de données.

Anonymous a réagi à cette série de raids menées par la police italienne. Les anons italiens appellent à la solidarité face à cette vague d’arrestation (le communiqué original en anglais est accessible ici):

A L’ATTENTION DES CITOYENS DU MONDE,

Il y a quelques heures,  la police postale italienne a annoncé qu’elle a procédé à l’arrestation de plusieurs Anonymous italiens suite à des dépôts de plainte. Les médias ont répandu la nouvelle comme quoi le réseau italien d’Anonymous avait été entièrement démantelé et que le leader avait été arrêté.

Anonymous dément les propos des médias, rappelant que c’est impossible: Anonymous n’a pas été démantelé. Anonymous n’a ni leader ni structure. Tous les membres d’Anonymous opèrent au même niveau. Les individus arrêtés ne sont pas de « dangereux pirates informatiques » contrairement à ce que disent les médias. Ils ont été arrêtés alors qu’ils protestaient pacifiquement pour défendre leurs droits et les votres. Notre contestation sera plus forte que jamais.

Les Anonymous italiens ne sont pas tombés à cause d’une lâche tentative visant à les démanteler et déclarent que les actions de la police ne seront pas sans conséquence. Nous sommes là pour montrer qu’Anonymous est présent et continue à se battre. comme ce fut le cas par le passé et comme ça toujours le cas à l’avenir, pour défendre un internet libre. Les anons d’Italie appellent tous les citoyens d’internet et les anons du monde entier: nous avons besoin de vous !

Nous sommes Anonymous

Nous sommes légion

Nous n’oublions pas

Nous ne pardonnons pas

Redoutez-nous.


Bac + 12 ans d’études à la faculté de médecine = Insultes, humiliations et coups de matraque.

Le sit-in décidé par le Collectif autonome des médecins résidents algériens « CAMRA » ce lundi 04 juillet devant le siège de la présidence à El Mouradia, hauteur d’Alger a été durement empêché par les services de sécurité, ces derniers ont entamé des séries d’arrestations musclées au niveau des barrages de police dressés sur les principaux accès de la ville d’Alger parmi les résidents en provenance d’Oran, Setif et de Tizi-Ouzou.

Capture d'ecran d'une partie de PV de réunion natinal des médecin résident - Blida 02/07/2011

Capture d'ecran d'une partie de PV de réunion natinal des médecin résident – Blida 02/07/2011

Selon Dr Toufik Illès, délégué au Collectif « CAMRA », au moins120 médecins résidents ont été arrêtés par la police puis relâchés ce lundi dans plusieurs endroits de la capitale, le docteur qui été choqué par la brutalité de la police envers les médecins résidents a confié au journaliste d’El watan que certains résidents ont été arrêtés lorsque des policiers ont trouvé des blouses blanches dans leurs véhicules, il a ajouté « les médecins résidents, arrêtés par les forces de l’ordre, ont été violemment embarqués dans des fourgons. Mêmes les femmes ont été traitées comme des voleurs » ! « Et après leur passage dans les commissariats, ils ont été à nouveau entraînés dans les camions de police. A la fin, ils ont été déposés à la gare routière de Kharrouba ! ».   

Sit-in empeché par la police 04/07/2011

Sit-in empeché par la police 04/07/2011

Une partie des résident ont pu se regrouper devant l’hôtel El Djazaïr « Ex Saint George », ils étaient pas si nombreux, seulement des dizaines, mais ils étaient déterminés d’entamer une marche vers le siège de la présidence pour interpeller le Président de la République sur leur situation qui dure depuis plus de 100 jours et la légitimité de leurs revendications, tentative rapidement réprimée par les forces anti émeutes déployés en masse sur les lieux, et face à ce blocus, les médecins résident ont préféré de marcher vers le CHU Mustapha Bacha pour tenir un rassemblement.


Les Grecs manifestent contre le nouveau plan d’austérité.

En marge de la grève générale de 24 heures qui a paralysé le pays ce mercredi 15 juin, plusieurs dizaines de milliers d’indignés Grecs, de membre de groupes de gauche et de droite nationaliste ont envahi dès les première heures de matinées la place centrale de Syntagma au centre d’Athènes pour protester contre le nouveau plan de rigueur annoncé par le gouvernement, et aussi pour former une chaîne humaine autour du parlement comme prévu par les indignés Grecs pour empêcher les députés de débattre le plan en question.

Manifestation Athènes 15/06/2011

Manifestation Athènes 15/06/2011

Submergés par des milliers de drapeaux Grecs, Espagnols et des banderoles portants des messages comme « No pasaran » (« ils ne passeront pas », en espagnol) et « Résistez », les manifestants été entourés par un impressionnant dispositif sécuritaires « quelque 5.000 policiers, dont des centaines d’agents anti-émeute », ces policiers ont quadrillé dans la nuit la place Syntagma en utilisant plusieurs barres de fer et des dizaines de fourgons de police afin de bloquer les protestataires et permettre aux députés d’accéder au Parlement, cette situation n’a pas duré longtemps, car une partie du manifestation pacifique s’est transformé en violents affrontements entre jeunes Grecs et force anti émeutes quand un groupe de manifestants est parvenu à rompre le cordon sécuritaire protégeant le siège du gouvernement.

Affrontements entre jeunes Grecs et force anti emeutes 15/06/2011

Affrontements entre jeunes Grecs et force anti emeutes 15/06/2011

Les policiers Grecs ont tiré des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, ces derniers ont répliqué en jetant à leur tour des cocktails Molotov, des pierres et autres projectiles sur les forces de l’ordre, ces affrontements qui ont duré presque une heure, ont fait sept personnes blessées dont un policier selon le reporteur de Reuters.


Nouvelle marche organisée par les médecins résident Algériens pour dénoncer la répression policière.

Après Alger, les médecins résidents ont choisi ce mercredi 08 juin la ville d’Oran  » 450 km à l’ouest d’Alger  » pour  dénoncer la brutalité policière à l’égard des résidents lors de la marche organisé par le collectif autonome des médecins résident algériens (CAMRA) la semaine passé à Alger (vous pouvez consulter l’article ici), aussi pour  montrer aux autorités leur détermination et mobilisation nationale autour des revendications portées par leur collectif autonome.

Collectif autonome des médecins résident Algériens

Collectif autonome des médecins résident Algériens

Plus de 3500 résidents venus de plusieurs wilayas, « selon les estimations d’AFP » ont envahi l’ancien Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Oran dès les premières heures de la matinée. En grève depuis le 07 mars dernier, les résidents, non terrifié par l’impressionnant dispositif policier déployé autour du CHU, criaient “Ouyahia dégage, Ould-Abbès dégage, les résidents n’ont pas peur, fierté, dignité, grève illimitée”.

Répression policière devant l'hopital d'Oran 08-06-2011

Répression policière devant l'hopital d'Oran 08-06-2011

Les premières vagues des manifestants ont tenté de forcer le cordon sécuritaire pour marcher vers le siège de la wilaya d’Oran comme prévue, les policiers munies de matraques, ont tenté de réprimer les manifestants, plusieurs résidents ont reçus des coups de matraques et boucliers, bilan, au moins 5 médecins ont été blessés.

A cause du nombre des résidents déterminés à forcer le barrage de CRS et marcher vers le siège de la wilaya d’Oran qui n’a pas cessé d’augmenter, les policiers ont compris que la marche des résidents est inévitable, ils ont dû se rétracter et encadrer la marche des manifestants.

Marche des médecins résidents à Oran 08-06-2011

Marche des médecins résidents à Oran 08-06-2011

Pancartes, banderoles et cartons rouges à la main, plus de 2000 médecins résidents ont marché tout au long du boulevard Colonel Abderzak vers le siège de la wilaya d’Oran pour tenir un sit-in pendant plus d’une heure, ils ont marché pour la troisième fois, mais cette fois, c’est à Oran.


Les Marocains sont déterminés à revendiquer pacifiquement une démocratie véritable.

Non à la répression, c’était le titre des marches pacifiques organisés ce dimanche 05 juin 2011 par le comité de soutien du mouvement 20 février qui milite pour l’instauration d’une vraie démocratie au Maroc. Ils étaient plusieurs milliers à manifester dans les rues de Casablanca, Rabat, Safi, et autres villes marocaines.

Des milliers de personnes ont manifesté à la ville de Safi, 350 km au sud de Casablanca pour réclamer des réformes politiques profondes, aussi pour dénoncer le décès du jeune militant islamiste du mouvement 20 Février Kamal Omari, décédé ce jeudi 02 Juin à l’hôpital de Safi, ces manifestants ont demandé « toute la vérité sur les circonstances de cette mort ».

A rabat,  le journaliste d’AFP a constaté que les forces de l’ordre, qui s’étaient déployées le matin dans les principales rues du centre de ville se sont retirées avant le début des manifestations, contrairement aux précédentes manifs des 15, 22 et surtout celle du 29 mai où les force de l’ordre ont réprimée les marches pacifiques avec une extrême brutalité, des mesures condamné par la commission européenne qui avait appelé les autorités marocaine à la retenue dans l’usage de la force et au respect des libertés fondamentales des citoyens, ces critiques ont joué un rôle dans la décision des autorités d’éviter la violence selon Mohamed Lâaouni, le président du Comité de soutien au Mouvement du 20 février dans une déclaration à l’AFP.

On rappelle que la police marocaine était impitoyable à l’égard des manifestants lors de la marche organisé par le mouvement 20 février à Casablanca, le dimanche 29 mai, des vidéos amateurs publiés sur youtube et relayé sur les réseaux sociaux commes Facebook et Twitter, ont montré l’extrême brutalité utilisés par la police pour disperser les manifestants.

Certaines vidéos ont montré des manifestants chassés par des policiers marocains dans des ruelles adjacentes, certains d’entre eux ont été capturés et violemment tabassés, surtout dans les petites rues.

Autres vidéos ont montré l’usage extrême de la force envers les manifestant sans distinction de sexe ou d’âge.


La ville de Hama pleure ses martyrs et défie le régime du président El Assad.

La contestation ne faiblit pas en Syrie, la répression non plus malgré les annonces d’amnistie annoncés par le président syrien El Assad, ce vendredi au moins 48 morts et des dizaines de blessées parmi les manifestants à Hama, dans le centre du pays où les forces de sécurité ont tiré sur la foule selon l’observatoire syrien des droits de l’homme , une ville qui témoigne toujours de la barbarie du père du président Bachar, Hafez al El Assad, qui avait brutalement réprimé un soulèvement des Frères musulmans en 1982, faisant plus de 20.000 morts.

hommage aux «enfants de la liberté»

hommage aux enfants de la liberté

Il s’agit de la plus importante mobilisation depuis le début du mouvement depuis plusieurs semaines, selon Rami Abdel-Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme dans une déclaration à l’AFP, plus de 50.000 personnes ont manifesté contre le régime à Hama en hommage aux «enfants de la liberté» tués dans la répression (au moins 72 enfants ont été tués par balles ou tortures depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars), et récemment, un garçon de 13 ans, Hamzeh al-Khatib, «torturé et tué» d’après les militants pro-démocratie, est devenu l’une des figures de la résistance à la brutalité du régime.

Ce samedi 04 Juin 2011, des militants syriens ont déclaré à la chaine Aljazeera que plus de 100.000 personnes ont participé a l’enterrement des martyrs de Hama et scandant des slogans hostiles au pouvoir, les forces de sécurité accompagné de « Chabiha  -police civile- » ont ouvert le feu et tue plusieurs personnes parmi les civils.

La télévision officielle a déclaré que « trois saboteurs, ont été tués lors de heurts avec la police alors qu’ils attaquaient un bâtiment gouvernemental auquel ils ont mis le feu », même  l’agence officielle syrienne de presse Sana a annoncé que 80 membres des forces de l’ordre avaient été blessés à Hama.

A Qamichli,El  Amouda, Maaret al-Nouman, Ras al-Aïn, Damas et bien d’autres villes syriennes, le scénario était le même, des milliers ont manifesté en faveur de la liberté, et des dizaines d’entre eux ont retrouvé la mort par les balles des forces de l’ordre, à Deraa, le foyer de la contestation, des protestataires ont brulé des drapeaux de la Russie, la Chine et l’Iran, considérés comme les fidèles alliés du régime syrien.

De son coté, les autorités syriennes ont coupé le réseau internet, selon des habitants, le réseau internet ne fonctionnait pas vendredi à Damas ni à Lattaquié, grande ville côtière dans le nord-ouest du pays. On rappelle que le réseau internet avait déjà été coupé une journée début avril.


Promesses non tenues, grève maintenue et la répression policière continue.

Ils étaient presque 3000 médecins résidents habillés en blouses blanches qui ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) pour tenir un Méga sit-in national au Centre Hospitalo-Universitaire Mustapha Bacha situé au centre d’Alger ce mercredi, 01 juin 2011, un sit-in rapidement transformé en violents affrontements entre médecins résidents et les forces anti émeutes quand un groupe de médecins a tenté de forcer le cordon sécuritaire pour sortir de l’enceinte de l’hôpital et entamer une marche pacifique dans les rues d’Alger.

Vous pouvez consulter le PV de réunion nationale du Camra ici publié sur leur page Facebook.

La tentative des résidents a été durement réprimés par les forces de police, selon le docteur Omar Sahnoune, porte-parole du collectif autonome des médecins résidents « Nous avons été durement réprimés par les forces de police quand on a essayé de sortir de l’hôpital Mustapha Bacha. Nous avons déploré plusieurs blessés. Pour le moment, deux personnes ont été évacuées en urgence à l’hôpital pour des soins. Toutefois, les autres blessés ont subi plusieurs points de sutures au visage après avoir subi des coups de boucliers de la part des policiers venus en grand nombre pour nous empêcher de sortir de l’hôpital. Mais malgré ça, nous continuerons à lutter pour notre dignité et pour un meilleur système de santé dans notre pays », déclaration faite au journaliste d’Elwatan.

Un médecin résident bléssé par la brutalitée des policiers

Un médecin résident bléssé par la brutalitée des policiers

Des bléssés évacués aux urgences

Des bléssés évacués aux urgences

L’important dispositif policier dépêché sur les lieux n’a pas empêché prés de cinq cents résidents blesssés par les coups de matraque des policiers et les déclarations du premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui a remis en cause leurs patriotisme de forcer le cordon sécuritaire et marcher le long du Boulevard Hassiba Ben Bouali vers la place de la Grande Poste ou ils ont réussi à braver le cordon sécuritaire pour atteindre le siège de l’Assemblé Populaire National (APN) et réclamer  une rencontre avec le président de l’APN Abdelaziz Ziairi.

Sit-in des résidents devant l'APN

Sit-in des résidents devant l'APN

Et pour montrer au force de l’ordre leur détermination, union et dignité, les résidents ont décidé vers 15h30 de marcher de nouveau vers le point de départ CHU Mustapha, tentative considérée comme provocation par les forces anti-émeute qui ont entamé une série d’arrestation parmi les médecins, dépassées par la détermination et la volonté des protestataires, les forces de sécurité ont vite réagi en ceinturant les manifestants qui ont envahi le boulevard Hassiba Ben Bouali pour la deuxième fois.

La police escorte les medecins résidents

La police escorte les medecins résidents

Un jour considéré comme historique par le Collectif autonome des médecins résidents Algériens qui a publié un communiqué de presse le jour même et voila quelques extraits, « Nous pouvons nous féliciter d’avoir compris cela et par-dessus tout, d’avoir su l’appliquer en ce jour mémorable de notre histoire !. Après trois mois de grève, de pression, de menaces, d’injures et de dénigrement nous venons de marcher une nouvelle fois dans la capitale. Cette marche pour l’union et la dignité est un message fort à tous ceux qui disent que les résidents sont faibles et désunis et que notre mouvement s’essouffle. Nous sommes plus que jamais unis et déterminés à faire valoir nos droits les plus légitimes. Aujourd’hui, nous avons marché du CHU Mustapha pacha à l’Assemblée Populaire Nationale (APN), puis nous y avons tenu un sit-in jusqu’à ce qu’une délégation composée de cinq de nos représentants soit reçue par le Président de l’APN ».

Vous pouvez consulter le communiqué du CAMRA ici.


Plus de 100 blessés parmi « les Indignés » après la violente évacuation de la Plaza de Catalunya à Barcelone par les MOSSOS.

Environs 120 personnes auraient été légèrement blessées ce vendredi 27 mai 2011 parmi les « Indignés » qui occupaient la Place de Catalogne au centre de Barcelone depuis quelques jours pour protester contre le chômage, l’austérité et la corruption des partis politiques. Les MOSSOS « la police catalane » ont chargé et commis des violences impardonnables sur les indignés de Barcelone.

Les Indignés face au MOSSOS

Les Indignés face au MOSSOS

Selon les autorités Espagnole, la police a procédé à l’évacuation musclée de la place pour permettre aux supporters du FC Barcelone d’utiliser l’endroit pour les festivités liées à la finale de la Ligue des champions ce samedi entre le Barça et Manchester, mais selon les Indignés, les forces anti émeutes catalans avaient instruction de charger et de frapper sans pitié ce matin quelconque personne se trouvant sur la place, quelque que soit sa nationalité, sa race, sa condition, sa religion, son sexe et son âge sous prétexte du nettoyage de la place de catalogne a Barcelone.

Les Indignés face au MOSSOS

Les Indignés face au MOSSOS

Les « indignés » récupèrent la place de Catalogne.

Quelques heures après leurs évacuations par la force de la plaza Catalunya, les indignés « entre 3 et 4000 » ont repris le control de la place malgré l’utilisation des balles en caoutchouc par les policiers anti émeutes qui ont été submergés par le nombre des manifestants, ils ont immédiatement procédé à la reconstruction du village des tentes, détruit en début de matinée par les services de nettoyage de la ville de Barcelone, dont le travail justifiait l’intervention de la police.

Ils n’ont pas, en revanche, récupéré leurs matériel informatique saisi par la police, cela n’a pas empêché les manifestants se réorganiser grâce au réseau social twitter afin d’organiser une nouvelle manifestation de protestation contre l’action répressif de la police le jour même vers 19 heures.


le parti pirate allemand perquisitionné pour une clé SSH qui n’existe pas

Le vendredi 20 mai, le parti pirate allemand a vu ses serveurs saisis par la police à la demande d’un juge français. Ce dernier enquêtait sur une attaque en projet contre EDF, cible de l’operation greenrights.

anon pirate

image de arstenicha

Le parti pirate allemand propose un service gratuit qui s’appelle piratenpad. Un pad est un espèce de fichier texte que chacun peut modifier en ligne. C’est un outil très pratique pour pouvoir collaborer à distance. Anonymous l’utilise pour mettre en ligne des infos collectées ou écrire des communiqués de presse. Les manifestants en Espagne, les « indignados » sont aussi adeptes de cet outil.

Les raisons avancées pour justifier la perquisition sont floues. On sait que l’enquête de la police française concerne une attaque DDOS contre EDF. Piratenpad a bien été utilisé par les Anonymous pour recueillir des informations sur edf dans un pad appelé « edf sucks » et écrire un communiqué de presse. Cependant, aucun des deux pads n’appellent à une attaque DDOS contre edf. Les coordonnées des sièges d’EDF dans plusieurs pays du monde ont aussi été recueillis dans le pad de l’opgreenrights. Là non plus rien d’illégal, envoyer des faxs ou des emails de protestation à EDF n’est pas illégal non plus. EDF a fait les frais d’une attaque DDOS le 18 avril mais les pads dédiés à EDF ont été écrits bien après.

On évoque aussi la publication d’une clé SSH sur un pad. Après m’être renseigné, je n’en ai vu aucune trace. Une clé SSH permet de s’authentifier sur un serveur:

La clé permet de garantir à un système qu’un utilisateur est bien celui qu’il prétend être… en deux mots : « Je jure et je prouve que c’est bien moi ».

L’authentification par clé fonctionne grâce à 3 composants :

  • Une clé publique : elle sera exportée sur chaque hôte sur lequel on souhaite pouvoir se connecter.
  • Une clé privée : elle permet de prouver son identité aux serveurs.
  • Une passphrase : Permet de sécuriser la clé privée (notons la subtilité, passphrase et pas password… donc « phrase de passe » et non pas « mot de passe »).

La sécurité est vraiment accrue car la passphrase seule ne sert à rien sans la clé privée, et vice-versa. (source: fedora-fr)

clé SSH

exemple de clé SSH, image de fedora-fr

On peut se demander pourquoi quelqu’un aurait publié une clé d’authentification à un serveur en ligne. L’utilisation du hive nécessite la publication d’une adresse irc que les individus reprennent dans le LOIC pour faire de leur un machine un bot sous les ordres de la personne qui coordonne l’attaque.

Ce qui est notable c’est la disproportion de l’ampleur de la perquisition par rapport aux faits reprochés. Tous les serveurs du parti pirate allemand ont été mis temporairement hors ligne alors qu’un seul était concerné. A deux jours des élections du parlement du land de Brême, le site du parti pirate allemand devenait indisponible.

Piratenpad est aussi utilisé par les manifestants en Espagne que l’Etat a cherché à faire taire avant les élections locales. L’outil collaboratif du pirate allemand est aussi utilisé pour les opérations de soutien aux manifestants dans les pays arabes.

Anonymous a publié en conséquence un communiqué de presse pour réagir aux évènements:

Très cher Peuple,

En se réferant aux restrictions de la police allemande contre les serveurs du Parti Pirate Allemand juste avant les élections locales à Bremen ce vendredi 20 Mai 2010 Anonymous se sent obligé de donner une prise de position.
Sous prétexte que sur les pads présents sur le système se trouvaient des informations sur une attaque prévue contre le groupe nucléaire EDF, ceux-ci ont été coupés et réquisitionnés pour analyse. De ce fait le Parti Pirate fut simultanément coupé de l’un de ses principaux outils de communication.
Cette action s’est faite connaître sous le nom Servergate et s’est rapidement propagée en tant qu’information choquante. Anonymous reconnaît en elle une atteinte à la démocratie et à la liberté de penser.

Comme annoncé sur Twitter, le Parti Pirate Espagnol a également utilisé les Pads pour l’organisation des manifestations en Espagne, qui ont été ainsi temporairement déconnectées du réseau, et ce fut donc un obstacle pour le processus démocratique en cours en Espagne. Certaines de nos opérations furent également touchées, comme par exemple OperationIran qui s’efforce de lutter contre la pression du régime en Iran et d’y aider les habitants.

« SpiegelOnline » a publié le 20 Mai un article disant qu’un groupe du mouvement Anonymous voulait attaquer une centrale nucléaire et que la police dut couper les serveurs afin d’éviter cette attaque terroriste. « Welt » et « TAZ » les ont suivis avec des articles similaires.
Nous méprisons profondément cette propagation délibérée de désinformation, mais notre but n’est pas de restreindre la liberté de la presse; en fait nous voulons donner des réponses précises aux critiques.
Anonymous a légitimement attaqué la présence internet de EDF par une « attaque par déni de service » le 18 avril dans le cadre de #OpérationGreenrights, mais il est impossible de prendre le contrôle d’une centrale nucléaire ou d’infliger des dommages de toute nature de cette manière. Il est également contraire au bon sens de penser que l’infrastructure hautement critique d’une centrale soit utilisée avec une connexion directe à internet.

Des cyberactivistes de la résistance collective Anonymous ont attaqué en réponse la présence internet de la police allemande et de la Bundeskriminalamt. Cela n’a cependant pas affecté la poursuite de délinquants, cela n’a jamais été l’intention. En raison de la gravité de leurs actes contre le Parti Pirate Allemand ces autorités furent rapidement la cible de courants libres au sein des Anonymous. Il n’existe cependant encore aucune action collective.

Résumons: La police allemande a, en raison d’une ancienne action de protestation contre le site internet de EDF, paralysé un parti démocratique juste avant des élections, gêné le mouvement démocratique du peuple espagnol et perturbé des opérations d’Anonymous contre des régimes au Moyen-Orient. Dans l’ensemble #Servergate a donc été un jour très peu démocratique dans l’histoire de nos amis et soutiens.

Nous espérons ne pas avoir à réagir à d’autres actions comme celle-ci

We are Anonymous.
We are Legion.
We do not forgive.
We do not forget.
Expect us !

Pour un contenu d’un pad dont l’illégalité du contenu semble être fort douteuse, on ne peut que condamner le comportement tout simplement disproportionné de la police allemande qui s’est livrée à une perquisition hors-norme.


Le rapport d’Amnesty International critique sévèrement la situation des droits de l’homme en Algérie.

Le rapport annuel sur la situation des droits de l’homme en Algérie, élaborer par Amnesty International (ONG) a été rendu public le vendredi 13 Mai 2011. Liberté d’expression, d’association et de réunion, lutte contre le terrorisme et sécurité, discrimination et violences à l’égard des femmes, impunité – disparitions forcées, liberté de religion, peine de mort et droits des migrants, été les principaux aspects traités par le rapport d’Amnesty International.

Le rapport complet d’Amnesty International sur l’Algérie est accessible ici.

amnesty-international

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« Des défenseurs des droits humains et d’autres personnes ont été empêchés de tenir certaines réunions et manifestations. Des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité ont été arrêtées et incarcérées sans contact avec le monde extérieur. Des femmes victimes de violences liées au genre ont été privées de voies de recours. Des étrangers ont été arrêtés et expulsés sans pouvoir faire appel de cette décision. Des chrétiens ont été persécutés pour avoir pratiqué leur foi sans autorisation ; d’autres personnes ont été jugées pour avoir dénigré les préceptes de l’islam. Aucune exécution n’a été signalée, mais plus de 130 personnes ont été condamnées à mort. Les autorités n’ont pris aucune mesure pour lutter contre l’impunité dont bénéficiaient les responsables de disparitions forcées et d’autres atteintes graves aux droits humains perpétrées par le passé ». Ce n’est qu’un résumé sur un constat accablant sur la situation des droits de l’homme en Algérie.

Le rapport qui couvre l’année 2010, a précisé que les attentats à l’explosif lancés par des groupes armés dont, en particulier, Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ont fait au moins 45 morts parmi les civils et une centaine d’autres au sein de l’armée et des forces de sécurité.

Les opérations menés par les services de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont fait plus de 200 mort parmi les groupes armés islamistes, l’Amnesty accuse des agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) d’arrêter des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité et de les placer en garde à vue, parfois au-delà de la durée maximale de 12 jours prévue par la loi, dans des centres de détention non reconnus où elles risquaient d’être torturées ou autrement maltraitées.

Concernant le sujet des disparus, sujet qui embarrasse l’Algérie depuis les années 1990, Amnesty a constaté que les autorités n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres violations graves des droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990. Elles ont continué de mettre en application la Charte pour la paix et la réconciliation nationale (Ordonnance n° 06-01), qui accorde l’impunité aux forces de sécurité et octroie l’amnistie aux membres de groupes armés responsables d’atteintes flagrantes aux droits humains « un haut responsable gouvernemental a affirmé que 7 500 (terroristes repenti) avaient bénéficié d’une amnistie depuis 2005 ».

Le rapport a noté que l’an 2010 été marqué par des grèves, émeutes et manifestations organisées pour réclamer des emplois, des logements et de meilleurs salaires, et que des manifestants ont été arrêtés et ont fait l’objet de poursuites. Le rapport à cité et a critiqué l’interdiction de certains rassemblements et manifestations organisés par des défenseurs des droits humains, des journalistes et des proches de victimes de disparition forcée.

Discrimination et violences à l’égard des femmes, les attaques contre les temples protestants et chrétiens, Liberté religieuse, la peine de mort et la situation des travailleurs migrants en situation irrégulière en Algérie étaient aussi l’objet de ce rapport.

Le rapport d’Amnesty International vient quelques semaines après le rapport de l’ONU qui a critiqué la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie dressé par le rapporteur spécial de l’ONU Frank La Rue (vous pouvez consulter l’article sur le rapport de l’ONU ici).