L’Opération Paperstorm est de retour.

Après une première édition daté du18 décembre 2010, Anonymous a annoncé le retour de l’Opération Paperstorm.

 

Anonymous appel tous les anons à travers le monde  à imprimer des tracts et des posters, et de les distribuer dans leurs villes tous les weekends durant le mois d’août à partir de ce samedi 13 août, le but de cette opération est d’expliquer aux citoyens du monde c’est quoi le concept d’anonymous, de les encourager à s’opposer aux gouvernements corrompus et de les inviter à rejoindre anonymous.

Le message d’anonymous :

Chers citoyens du monde,

Ce mois-ci Anonymous présente le retour de l’opération Paperstorm.

Nous vous encourageons à imprimer des tracts, des posters, et à les répandre dans votre ville.

Faites le tous les weekends durant le mois d’août et ce samedi 13 août,

Imprimez, partagez, distribuez, et soyez libre.

Vous êtes Anonymous

Vous êtes Légion.

Vous ne pouvez pas pardonner.

Vous ne pouvez pas oublier.

Un des posters d'Op paperstorm
Un des posters d’#Op paperstorm

Pour télécharger tous les posters et tracts, vous pouvez consulter le pad ici.


#opgreenrights: projet tarmaggedon

Le projet tarmaggedon va être lancé le 20 août par Anonymous dans le cadre de l’opération green rights. Fidèle à l’esprit de l’opération qui veut défendre les droits écologiques des individus face aux grandes entreprises en particulier, le projet tarmaggedon dénonce les dégats environnementaux de l’exploitation du sable bitumineux. Petit extrait de wikipédia pour expliquer ce que sont les sables bitumineux et la conséquence de l’extraction:

Un sable bitumineux (ou bitumeux) est un mélange de bitume brut, qui est une forme semi-solide de pétrole brut, de sable, d’argile minérale et d’eau. En d’autres mots, c’est un sable enrobé d’une couche d’eau sur laquelle se dépose la pellicule de bitume. Plus la pellicule de bitume est épaisse, meilleurs sont les sables bitumineux en termes de quantité de pétrole extractible. Après extraction et transformation des sables bitumineux, on obtient le bitume, qui est un mélange d’hydrocarbures sous forme solide, ou liquide dense, épais et visqueux. Les gisements de sable bitumineux représentent une importante source de pétrole brut de synthèse, ou non conventionnelle. Les principales réserves se situent en Alberta (Canada) et dans le bassin du fleuve de l’Orénoque, au Venezuela. De plus petits gisements de sables bitumineux existent dans d’autres endroits du monde. [...]

L’extraction minière des sables bitumineux a un impact important sur les écosystèmes. En Alberta, cette forme d’extraction détruit complètement, dès l’ouverture de la mine à ciel ouvert, la forêt boréale, et a des conséquences directes sur l’air. Des centaines de km2 de territoires sont dévastés. La forêt boréale canadienne couvre 5 millions de km2 dont les trois quarts restent totalement vierges. Le développement de l’extraction des sables bitumineux pourrait toutefois affecter une zone bien plus large. L’exploitation sylvicole et minière fragmente la forêt à grande vitesse. La vie de la forêt boréale provient du sol, qui est composé d’ingrédients biologiques essentiels. En rasant la forêt boréale et en détruisant le sol, il y a destruction de ces ingrédients biologiques essentiels à la vie de la forêt boréale. L’industrie minière considère que la forêt boréale reprendra sa place sur les terrains restaurés après la période d’extraction, mais aucun terrain n’est considéré « restauré » quelque trente ans après l’ouverture de la première mine dans la région du Fort McMurray en Alberta.

De plus, l’extraction des sables bitumineux dégage des agents polluants, tel que le méthane. Aussi, la forêt boréale est composée de tourbières, qui sont des réservoirs naturels de dioxyde de carbone. En détruisant la forêt, on détruit ces tourbières, ce qui engendre une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l’extraction d’un seul baril de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta génère plus de 190 kg de gaz à effet de serre (GES). L’exploitation des sables bitumineux génère des gaz très nocifs, tel que l’anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l’acidification des lacs et des forêts. En 2003, l’Alberta a été nommée la capitale de la pollution atmosphérique du Canada avec une génération de plus d’un milliard de kilogrammes d’émissions de gaz à effet de serre. En produisant un baril de pétrole extrait des sables bitumineux, on génère trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la production d’un baril de pétrole classique. Aujourd’hui, la compagnie d’exploitation des sables bitumineux Suncor rejette 600 tonnes de gaz naturel à l’heure.

La croissance prévue de la production du pétrole synthétique albertain menace aussi les engagements internationaux du Canada. En ratifiant le Protocole de Kyoto, le Canada s’est engagé à réduire, d’ici 2012, ses émissions de GES de 6 pourcent par rapport à l’année de référence (1990). Au lieu de la diminution des GES, une augmentation de 145 mégatonnes des émissions de GES sera observée, dont le quart proviendrait de l’exploitation des sables bitumineux. En 2002, ses émissions étaient supérieures de 24 pourcent à l’année de référence. [/source]

Anonymous a publié un communiqué le 12 juillet:

Citoyens libres du monde,

L’opération green rights d’Anonymous voudrait attirer votre attention sur un cas très urgent en Amérique du Nord, par les suspects habituels dont la cupidité est sans borne: Exxon Mobil, ConocoPhillips, Canadian Oil Sands Ltd, Imperial Oil, la Royal Bank of Scotland et beaucoup d’autres.

Cette semaine, des activistes se rassemblent à l’autoroute 12 dans le Montana aux Etats-Unis pour protester contre la transformation d’un écosystème calme en route industrielle maritime apportant des « megaloads » aux infrastructures de rafinement de l’Alberta Tar Sands au Canada. Anonymous rejoint cette lutte contre les « géants pétroliers » au coeurdes Etats-Unis. Nous sommes solidaire avec chaque citoyen victime pour protester contre les excès des entreprises.  Anonymous ne restera pas passif tant que les atrocités environnementales continuent. Ce n’est pas l’énergie propre du future qui nous a été promise.

Nous, ces prochains jours, utiliserons tous les pouvoirs en notre possession pour raconter les abus des entreprises impliqués dans cette histoire. Nous cherchons activement des fuites pour exposer la corruption dont on sait tous qu’elle est derrière tout ça.

Nous sommes Anonymous

Nous sommes légion

Nous n’oublions pas

Nous ne pardonnons pas

La première phase de protestation a eu lieu au Montana en juillet. La deuxième phase aura lieu à Washington DC et des actions seront organisées pour soutenir les Anons et les citoyens qui défilent pour dénoncer ce désastre écologique.


L’Algérie, ou comment une caste confisque le pouvoir

 Cet article a été envoyé par mail à l’operation leakspin qui a décidé de publier cet article d’opinion:
 
L’Algérie, c’est entendu, est un pays « riche ». Hydrocarbures, potentiel touristique, pêche : comment se fait-il que ce pays soit au 84è rang pour l’indice de développement humain ? Pour le taux de mortalité des moins de cinq ans ? Pourquoi parle-t-on d’un taux de chômage tournant autour de 30% quand le ministère du Travail annonce 11% ? Comment lier ces « performances » aux explications du département d’Etat américain : « parmi les principaux problèmes de droits humains [en Algérie] figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association » ?
Cet article a pour objectif de donner, de manière rapide, une perspective historique sur le handicap dont souffre l’Algérie : la confiscation du pouvoir par une classe de militaires prêts à violer les droits de l’homme pour rester au sommet de la hiérarchie politique. Cette classe a intérêt à ce que l’information ne circule pas, en Algérie comme entre l’Algérie et l’extérieur, et doit entretenir l’ignorance pour survivre.
Quel est le point commun entre tous les présidents algériens depuis l’indépendance ? Tous, à l’exception de Mohamed Boudiaf (à la tête du Haut Comité d’Etat en 1992) sont des gradés de l’Armée Nationale Populaire, ex-ALN : du colonel Houari Boumediene au commandant Aziz Bouteflika. Cette catégorie de dirigeants, s’appuyant sur leur légitimité de moujahids et sur le fait que l’armée est le seul groupe à s’être structuré et renforcé pendant la guerre, est plus restreinte que le FLN. Le FLN par définition reste un front, rassemblant des sensibilités différentes, source de tensions. Mohamed Boudiaf, un des cadres dirigeants du FLN au début de la guerre d’indépendance, ministre d’Etat du gouvernement provisoire, est par exemple en désaccord avec Ben Bella dès juillet 1962, ce qui lui vaudra une condamnation à mort en 1964 et un exil jusqu’en 1992.  
Délimiter cette classe dominante, au cœur des affaires et de la vie politique an Algérie, n’est donc pas facile, mais faisable : il s’agit de quelques généraux d’état-major, placés au gouvernement, dans les instances militaires les plus puissantes. Un autre exemple : qui dirige le puissant Département du Renseignement et de la Sécurité créé en 1990 ? Un certain Mohamed Mediène. Ce général est resté très discret en politique. Selon Bakchich c’est Mediene qui  est à l’origine de la destitution et la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane, président de la Sonatrach (120 000 salariés, 98 % des exportations algériennes, l’équivalent de 60 % des recettes budgétaires de l’Etat) en 2010. Selon Bakchich encore, « à travers le président de la Sonatrach, c’est le ministre du Pétrole, proche de Bouteflika, Chakib Khelil, qui est désormais dans le collimateur », ce qui démontre la puissance de la nébuleuse  militaire, non épargnée par les dissensions, qui dirige l’Algérie depuis 1962. D’ailleurs, Mediene n’est qu’un exemple : Bouteflika, Nezzar, sont d’autres noms à retenir si on s’intéresse au clan au pouvoir.
Toujours dans une perspective historique, la « caste » se maintenait, dans les années suivent l’indépendance, en utilisant son « aura », sa légitimité, intervenant dans tous les domaines, engrangeant les premiers fruits de l’exploitation des hydrocarbures. Le mécontentement de la population devenant trop explosif pour ce groupe privilégié, il a fallu organiser une parodie de démocratie à partir de 1988: le régime, selon Paul Balta, spécialiste de la Méditerrannée, reste en fait « présidentiel » et le président un militaire, malgré un multipartisme de façade. En parallèle, le pouvoir a été accusé de recourir à tous les moyens possibles pour se maintenir. L’entretien mal maîtrisé d’ennemis, à la fois pour obtenir le soutien de pays Occidentaux soucieux de participer à la lutte contre le terrorisme, et profiter de la guerre pour éliminer des opposants, aurait été un outil auquel Mediene aurait eu recours. Il est à ce propos inutile de rappeler le bilan des années noires, le résultat mitigé de la politique de concorde nationale et la persistance des attentats.
Entretenir l’ignorance et l’opacité est en effet, finalement, dans l’intérêt des quelques généraux aux avoirs démesurés à la tête du pays. L’opacité concernant les massacres des années 90, concernant l’attribution des marchés publics comme pour le projet de l’autoroute Est-Ouest, restreignant la liberté économique des Algériens et profitant, l’opacité sur les procédures administratives, encourageant la corruption, sur l’utilisation de la rente gazière, l’opacité sur la répression pour éviter que la contestation se répande –rappelons que les Algériens n’ont pas attendu, en Kabylie ou ailleurs pour se révolter ; profitent aux généraux.
Comment cette ignorance est-elle entretenue ? D’abord en négligeant l’éducation : un secteur en perpétuel chantier, sans moyens, comme le prouvent les grèves permanentes des professeurs. Ensuite, en étouffant le plus discrètement possibles tous les acteurs de la société civile susceptibles d’apporter une information offrant des perspectives à la population. Si l’on prend l’exemple des partis, le Département d’Etat américain note en avril 2010 que «parmi les principaux problèmes de droits humains figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association, qui ont considérablement affaiblis les activités des partis politiques et la capacité des citoyens à changer le gouvernement de manière pacifique à travers des élections». Par ailleurs, il n’est pas besoin de résumer les pressions et procédés, mise en évidence dans des câbles diplomatiques, utilisés pour présenter la dernière élection comme démocratiques : fausses images, réunions préparées avec les observateurs.
Les médias traditionnels, qui se sont parfois montrés critiques, ne sont pas épargnés : toujours selon le rapport du Département d’Etat américain, « le gouvernement contrôle ainsi la plus grande source de revenus pour la plupart des journaux et utilise ce contrôle pour orienter le contenu dans la presse».
La « caste » a donc changé de stratégie depuis 1962 : des exactions menées par l’armée et coups d’états (1965), à une démarche plus discrète de domination économique et d’étouffement du jeu démocratique. La vingtaine de généraux au pouvoir est de plus en plus contrainte par une perte de légitimité auprès des plus jeunes (qui n’ont pas connu la guerre d’indépendance), une situation sociale explosive  et l’émergence de nouveaux médias. Son seul rempart : le désintérêt de toutes les opinions publiques – le ministre de la solidarité nationale annonçait 7 millions d’algériens à l’étranger en 2008 – nourri par le manque d’information et un flou volontairement maintenu. L’information libre est plus que jamais une nécessité.


Les stratégies et les techniques des Maitres du Monde pour la manipulation et le control de l’opinion publique.

Voila un article très intéressant, rédigé par Sylvain Timsit, “ qui se présente comme citoyen de la planète Terre et concepteur multimédia (web, logiciels et TV) “, cet article explique avec des exemples (j’ai ajouté quelques exemples) les stratégies et les techniques utilisés par les gouvernements du monde pour contrôler et manipuler l’opinion publique. Article publié en 2002 sur le site “syti.net“ peut être considéré comme les dix commandements des maitres du monde.

1. La stratégie de la diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. Par exemple : le cas de l’Egypte, le gouvernement de Moubarek a laissé se développer le conflit entre musulmans et chrétiens pour distraire et détourner l’opinion publique des varis problèmes comme la corruption politiques.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.
« Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »).

2. Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3. La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4. La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple : le nouveau plan d’austérité que le gouvernement Grecs veut l’appliquer.

5. S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l’Euro (« les jours euro »). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
« Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans. »  (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

6. Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…, comme le cas de la Syrie, le régime de Bachar El Assad exploite idées comme la résistance contre l’occupation israélienne des terre arabes pour influencer l’opinion publique et justifier ses crimes contre son propres peuple.

7. Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

« La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. »
(cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

8. Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9. Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10. Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


L’opération #AntiSec : Le site du gouvernement tunisien piraté.

Anonymous a revendiqué aujourd’hui que des Anons liés à l’opération #AntiSec ont pris le control du site officiel du gouvernement tunisien (Opération lancé par Anonymous et LulzSec -qui s’est associé à Anonymous-  cette opération à pour but de voler et de publier toute information classifiée par les gouvernements -Leaks-), l’annonce était publié tôt dans la matinée de ce lundi sur un compte twitter attribué à anonymous, cette revendication était confirmé par le site internet international Business Times qui a même publié une capture d’écran du message d’avertissement posté sur le domaine hébergeant le site gouvernemental tunisien.

Capture d'ecran du message d'avertissement d'anonymous au gouvernement tunisien

Capture d'ecran du message d'avertissement d'anonymous au gouvernement tunisien

Le message d’avertissement d’#AntiSec qui se conclu par «nous sommes anonymes, nous somme LulzSec, nous sommes des gens des quatre coins du monde qui réagissent au nom de la liberté. »,  invoque les récentes censures d’Internet en Tunisie comme raison pour l’opération «Durant les derniers mois vous avez ignoré les demandes d’anonymous d’arrêter la censure sur internet ……. On crois que le droit d’expression et le droit de savoir font partie des droits humains », le message confirme que les attaques d’anonymous au nom d’AntiSec continuerons sur les sites gouvernementaux si la censure d’internet continue « Nous n’arrêterons pas jusqu’à ce que la censure sur Internet soit un mot dans les livres d’histoire », il a ajouté aussi que l’internet est la dernière frontière de la liberté est que les anonymes ne permettrons jamais aux gouvernements corrompus de corrompre l’internet.

We are Anonymous.

We are LulzSec.

We are People from around the world who are stepping in the name of freedom.


Le rapport de l’ONU sur l’état des libertés en Algérie

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue a critiqué la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie à l’issus de ses entretiens avec des membres du gouvernement, des journalistes, des représentants de syndicats autonomes et des responsables de partis politiques  lors d’une conférence de presse au terme d’une visite en Algérie de sept jours (ces déclarations ont largement censurées par les médias publics « radios, télévision et agence de presse »).

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Mr Frank La Rue a critiqué Le code pénal algérien amendé en mai 2001 pour y introduire deux articles, le 144 et le 144 bis, particulièrement répressif à l’égard des journalistes et prévoit des peines de prison pour les journalistes coupables de diffamation, d’offense ou d’injure à l’égard des institutions de l’État. « Cela relève clairement de l’intimidation qui affecte la liberté d’expression en ce sens qu’elle crée l’auto‑censure chez les journalistes », a‑t‑il dit, il a noté que l’accès à l’information auprès des institutions publiques est vraiment difficile et parfois impossible pour les journalistes Algériens, et il a critiqué l’absence d’organisations indépendantes pour  représenter et défendre l’éthique professionnelle des journaliste « Dans toutes les sociétés démocratiques, la transparence des activités publiques joue un rôle crucial dans le renforcement de la confiance du public ».

Le rapporteur de l’ONU n’a pas caché son inquiétude de l’article 46 de l’ordonnance du 27 février 2006 appliquant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 5500 euros pour des personnes que ça soit en Algérie ou à l’étranger, jugés d’avoir utiliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne, nuire à l’honorabilité de tous ses agents ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international, selon Mr Frank La Rue « La paix est basée sur le droit à la vérité et le droit de l’accès à la justice pour les victimes ».

Concernant le sujet des disparus, Mr Frank La Rue a  invité l’Algérie à collaborer avec les Nations Unies pour que les familles des disparus puissent connaitre le sort de leurs enfant, et de trainer les responsables de ces disparitions en justice, au lieu d’appliquer une censure terrible sur ce sujet, « ….Et pour les cas des familles de disparus, elles doivent avoir le droit de s’exprimer en public ».

Le nombre de « disparus » en Algérie depuis la décennie 1990 avoisinerait les 7000.

Il n’a pas raté l’occasion pour appeler le gouvernement à arrêter l’usage de la force contre les manifestations pacifiques, il a indiqué qu’il était témoin d’usage excessif  de la force pour réprimer  plusieurs manifestations pacifiques par les dispositifs policiers. « J’ai pu observer une marche des étudiants qui a été violemment dispersée par les forces de l’ordre », Il a estimé qu’il est important que la liberté de manifester pacifiquement soit complémentaire avec la liberté d’opinion et d’expression qui doit être garantie  par l’Etat.

Repression des marches à Alger

Repression des marches à Alger

De son coté, Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales Mr Dahou Ould Kablia a qualifié « d’inopportunes » les déclarations du rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, invité le mercredi 20 avril à la radio chaîne Algérienne, le ministre a dit « La Constitution algérienne accorde le maximum de libertés qui peuvent ne pas exister dans d’autres pays. Des pays qui nous donnent la leçon aujourd’hui. Il s’agit de la liberté de conscience, la liberté syndicale, la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté d’association. Il y avait eu peut-être une petite restriction avec l’application de l’état d’urgence. Maintenant que cet état d’urgence a été levé, toutes ces libertés vont être restaurées et l’accès aux médias également autorisé et encouragé », il a ajouté « Elles ne nous engagent absolument pas. Ceux qui veulent nous donner des leçons, doivent bien se garder de le faire ».

Le rapport final sur la liberté d’opinion et d’expression en Algérie sera présenté, en 2012, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.


Ouyahia, ennemi du peuple numéro un

Depuis l’indépendance, les dirigeants Algériens n’hésitent pas à faire appel à la théorie du complot fantôme et manipulation externe et parfois interne, mais ces derniers jours le premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia a multiplié ses sorties médiatiques pour culpabiliser des inconnues sur la situation politique et social de l’Algérie.

Toujours fidèle à son arrogance, Ouyahia se croit l’élu ou un prophète que dieu l’a envoyé pour gouverner l’Algérie, a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de la 4eme session ordinaire du conseil national du RND (Rassemblement National Démocratique), « Ceux qui veulent brûler l’Algérie cherchent des cadavres», plus que ça, pour Ouyahia, les Algériens qui veulent un changement politique pacifique comme la CNCD ou autres, vont provoquer un chaos total et une descente aux enfers, «L’Algérie a payé un lourd tribut, avec des milliers de morts, et elle ne s’est pas encore entièrement remise de cette situation. Que veut la société algérienne, aller d’une marche à une autre et descendre aux enfers ?». Il a même démonté les rumeurs qui circulent sur un changement prévu par Bouteflika, (révision de la constitution et dissolution du parlement).

Bien avant ça, le monsieur Ouyahia et lors d’une émission diffusé par la télévision national a accusé certaines parties sans les nommer comme toujours de chercher à transférer le conflit politique sur le terrain social, il a oublié que le but de la politique est de trouver des solutions et moyens afin d’améliorer le niveau de vie des citoyens, pire, il admet qu’il existe un terrain favorable à la contestation de rue, surtout au niveau des jeunes mais pour Ouyahia, l’échec de quelques ministres ne constitue pas un échec politique d’un régime millitaire corrompu et répressif qui gouverne le pays par un bras de fer depuis plus de cinquante ans.

Mais comment on peut expliquer que juste une semaine après les violentes émeutes qui ont secoué des cartier de l’Algérois comme Climat de France et Diar El Mahçoul ce mois de Mars, causé par la crise du logement qui s’aggrave en Algérie, le gouvernement d’Ahmed Ouyahia réserve les meilleurs terrains de la commune de Staoueli (ouest de la capitale) pour construire des résidences d’État au bénéfice des responsables politiques et militaires dans des conditions opaques et lance un projet de construction de résidences d’État aux frais du contribuable. Une nouvelle cité destinée exclusivement aux responsables de l’État aux Dunes à Chéraga dans la banlieue ouest d’Alger, Comment on peut expliquer les scandales financières qui secoue le pays depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, (Sonatrach, autoroute est ouest, Elkhalifa,….), comment on peut expliquer la fuite des jeunes Algériens vers l’autre rive de la méditerrané pour une vie meilleures et plusieurs d’entres  eux  retrouvent la mort, comment on peut expliquer et expliquer et expliquer…..

Considéré comme l’homme le plus proche de l’armé, Ouyahaia n’a pas démonté ses ambitions présidentielles, car lors de l’émission de la télévision Algérienne, le patron du RND a paraphrasé l’ancien président français Giscard  d’Estaing qui a dit un jour : « il y a un destin entre moi et la présidence ». Comprendre : pour Ouyahia, le Palais d’El Mouradia est une question de destin, d’ici on peut comprendre qu’Ouyahia multiplie ses sorties médiatiques pour anticiper et avorter toutes initiatives d’un changement démocratique en Algérie car l’enjeu est grand, Il a juste oublié qu’il est considéré comme l’ennemi publique numéro un, et même lors des marches organisé par la CNCD, les baltaguis payés par le pouvoir pour chouchouter les marches scandaient « Bouteflika dyalna -notre Bouteflika- et Ouyahia berra -dégage- » et s’il veut être le président en 2014, il n’a qu’à passer sur les cops de milliers d’Algériens.