L’armée électronique, la nouvelle recrue du régime algérien.

Plusieurs pages facebook appelant le peuple algérien à se révolter ce 17 septembre contre le régime de Bouteflika ont apparu depuis la chute du dictateur libyen Maamar El Ghadafi, c’était clair que ces pages « en général rédigé en langue arabe » étaient lancés par des internautes libyens pour dénoncer « selon leur point de vue » la complicité du gouvernement algérien avec le régime criminel libyen. En parallèle, d’autres pages pro-régime algérien ont apparu sur le net, ces pages qui regroupent les mêmes fans et transmis les mêmes messages pro Bouteflika (tels que ; l’Algérie n’est pas la Lybie, La Tunisie, ou l’Egypte, les révolutionnaires sont des traitres, Ne touche pas à mon bled « l’Algérie », la  révolution va encourager le chaos et le terrorisme, ….) n’étaient qu’un début d’une salle guerre électronique.

Les fans de ces pages « en général des adolescents (entre 13 et 18 ans), clairement manipulés » ont ciblé, attaqué et piraté plusieurs pages et comptes facebook des internautes opposants au gouvernement algérien, parmi lesquels on cite la page « Boutef dégage, ouyahia dégage, généraux dégagez » qui regroupe plus de 4500 fans, ces hacker « surnommé Team Hourrass El Jazair (les protecteurs de l’Algérie) »  ont inondé la page, une fois sous leurs control par des publications et commentaires pro-régime et même pro Ghadafi accompagnés d’insulte et de menace avec une vulgarité choquante.

« Celui qui veut faire la révolution, il le fera chez sa sœur, on n’a pas besoin des violences, celui qui va sortir le 17 septembre on va le faire enculer », voila un exemple des citations publié par le nouveau admin de cette page. « Eux, ils vont sortir pour faire la révolution, et nous, nous allons sortir pour les faire enculer », ce n’est qu’un exemple des commentaires d’un très respectueux patriote algérien, « aka ; Pchichi MkaLchinah ».

Une autre capture d’écran montre la réponse du hacker à un commentaire hostile au pouvoir « Mohamed, dommage que tu porte ce nom, c’est clair que tu es un homosexuel en relation sexuelle avec des juifs ».

Une autre capture d’écran montre la réponse du hacker à un commentaire hostile au pouvoir « Mohamed, dommage que tu porte ce nom, c’est clair que tu es un homosexuel en relation sexuelle avec des juifs ».

Au moment ou la réception de la chaine de télévision Aljazeera était brouillé, sa page facebook a fait l’objet elle aussi d’une violente attaque informatique, ces « cyber baltaguis » ont essayé de submerger la page par le maximum de publications et commentaires pro Bouteflika et hostiles aux gouvernements Qatarienne, les pays arabes touchés par le mouvement des révolutions tels que la Lybie et l’Egypte, et l’opposition algérienne, (plus de 400 commentaires par minute) afin de bloquer cette page qui regroupe plus d’un million et demi million de fans.

« L’administration de la page facebook de la chaine Aljazeera informe ses généreux amis que la page subit des attaques …… en publiant des milliers de commentaires aléatoires, vulgaires et hostiles…… »

« L’administration de la page facebook de la chaine Aljazeera informe ses généreux amis que la page subit des attaques …… en publiant des milliers de commentaires aléatoires, vulgaires et hostiles…… »

Cette capture montre le message suivant « Avertissement au peuple algérien, voila le scénario de la chaine Aljazeera pour déstabiliser l’Algérie, des cellules terroristes vont ouvrir le feu sur les manifestants pour faire croire à l’opinion local et international que c’était un acte du gouvernement algérien, et pour s’assurer que le pays ne sombre pas dans chaos, éviter mes frères et sœurs de participer dans ces manifestations… ». Ce message a été capturé du mur de la page d’Aljazeera.

Cette capture montre le message de désinformation suivant « Avertissement au peuple algérien, voila le scénario de la chaine Aljazeera pour déstabiliser l’Algérie, des cellules terroristes vont ouvrir le feu sur les manifestants pour faire croire à l’opinion local et international que c’était un acte du gouvernement algérien, et pour s’assurer que le pays ne sombre pas dans chaos, éviter mes frères et sœurs de participer dans ces manifestations… ». Ce message a été capturé du mur de la page d’Aljazeera.

Quelques heures après le lancement de l’attaque, la page principale de la chaine Aljazeera, est devenue inaccessible (uniquement en Algérie), «  la page est toujours inaccessible, par contre elle est accessible en France et dans tous les autres pays du monde, information confirmée par plusieurs internautes », d’autres faux pages surnommé « Aljazeera » ont apparu sur le net pour donner l’impression aux internautes algériens que la page d’Aljazeera était piraté.

« Une capture d’écran d’une des faux pages créés par ces groupes pro régime algérien »

« Une capture d’écran d’une des faux pages créés par ces groupes pro régime algérien »

A la recherche d’un écho médiatique, ces mêmes groupes ont créé une page sous le nom de « Anonymous Algérie (Algeria) », les admins de cette page avaient un seul but (utiliser le nom anonymous pour regrouper le maximum d’internautes algériens « en général ceux qui supportent les actions d’anonymous » afin d’attaquer le site d’aljazeera en premier lieu, France 24, alarabiya et toutes autres médias qui ne partagent pas leurs soutient au régime algérien par la suite),  une attaque par déni de service distribué « DDoS » (en utilisant le programme LOIC) était prévu pour le 6 Septembre contre le site web d’Aljzeera.

« Cette publication capturé de la page du groupe (armé électronique algérien, un groupe d’hacker loyal au gouvernement algérien), montre que ce groupe a voulu utilisé le nom d’anonymous pour regrouper le maximum d’hackers algériens afin de réussir leurs frappe,  l’attaque a échoué, le site était opérationnel durant toutes la nuit du 6 au 7 septembre ».

« Cette publication capturé de la page du groupe (armé électronique algérien, un groupe d’hacker loyal au gouvernement algérien), montre que ce groupe a voulu utilisé le nom d’anonymous pour regrouper le maximum d’hackers algériens afin de réussir leur frappe, l’attaque a échoué, le site était opérationnel durant toute la nuit du 6 au 7 septembre ».

Des anons liés à l’#Op Algeria ont essayé d’expliquer à ces faux anons qu’anonymous ne tolère pas une attaque contre les médias et la liberté d’expression, qu’anonymous a toujours soutenu les peuples dans leurs combats contre la censure et l’oppression, et qu’anonymous ne soutient pas les gouvernements, mais toutes leurs publications et commentaires ont été supprimés.


05ALGIERS2114 : Reporters sans frontières déclenchent l’alarme sur la détérioration de l’état de santé de Benchicou.

Cet enregistrement n’est qu’une partie du câble original, le texte complet du câble original n’est pas disponible.

Le câble diplomatique 05ALGIERS2114, créé le 16 Octobre 2005 et publié par Wikileaks le 30 Aout 2011, nous présente plusieurs témoignages sur l’état de santé détérioré du journaliste et écrivain algérien Mohamed Benchicou, les témoignages ont montré aussi que les conditions d’emprisonnement ont accéléré l’aggravation de son état durant l’année 2005 (…..Benchicou n’a pas eu la permission de suivre un traitement médical nécessaire……).

Le câble original en anglais est accessible ici.

Numéro d’identification

Créé le Publié le Classification Origine
05ALGIERS2114 2005-10-16 08:37 2011-08-30 01:44 UNCLASSIFIED//FOR OFFICIAL USE ONLY

Embassy Algiers

  1. UNCLAS ALGIERS 002114
  2. SIPDIS
  3. SENSIBLE
  4. E.O. 12958: N/A
  5. TAGS: PGOV PHUM KDEM KMPI AG
  6. OBJET : Reporters sans frontières déclenchent l’alarme sur la détérioration de l’état de santé de Benchicou
  7. REF: ALGER 1958 (NOTAL)

La lettre U en début des chapitres annonce des commentaires non classifiés (Unclassified). Les lettres SBU en début des chapitres annoncent des commentaires sensibles mais non classifiés (Sensitive but Unclassified).

Biographie de Mohamed Benchicou :

Mohamed Benchicou est l’aîné d’une famille de sept enfants (né en 1952 à Miliana, Wilaya d’Ain Defla –L’ouest Algérien-). Il est marié et père de trois enfants, deux filles et un garçon.

En 1989, il est l’un des fondateurs du Mouvement des journalistes algériens (MJA) un mouvement né durant l’ouverture du champ médiatique. Il dirige alors l’équipe qui relance Alger Républicain, interdit de parution en 1965. Benchicou quitte Alger Républicain en 1991, pour fonder le quotidien Le Matin, principal quotidien d’opposition au Président en Algérie.

En février 2004, Benchicou publie en Algérie et en France une biographie, un livre critique sur le président algérien Abdelaziz Bouteflika, Bouteflika : une imposture algérienne.

En juin 2004, Benchicou est incarcéré pour une peine de deux ans sur plainte du ministère des Finances pour « infraction régissant le contrôle des changes et les mouvements des capitaux », après avoir été interpellé en août 2003 à l’aéroport d’Alger en possession de « bons de caisse ». Benchicou est libéré le 14 juin 2006 de la prison d’El Harrach à Alger. Pendant son incarcération, les journalistes du monde entier se mobilisent pour demander sa libération, car son emprisonnement est considéré comme une tentative de le faire taire. Le 29 mars 2006, il obtient le prix PEN qui rend hommage aux journalistes emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Pendant son incarcération, le quotidien Le Matin est fermé (source : Wikipédia).

Mohamed Benchicou

Mohamed Benchicou

¶1. Des parties de ce câble sont sensibles mais non classifiées.

Les conditions d’emprisonnement ont aggravé l’état de santé de Benchicou.

Repoters sans frontières

Repoters sans frontières

¶2.  (U) L’état de santé de Mohamed Benchicou, le rédacteur en chef du quotidien francophone Le Matin – fut suspendu en 2004 pour non-paiement de dettes -, qui a été condamné à deux ans d’emprisonnement le 14 Juin 2004 pour avoir transférer illégalement des bons de caisse vers la France, s’est empiré considérablement au cours du dernier mois, selon des sources diverses, notamment Reporters Sans Frontières.

Ayant longtemps souffert d’arthrose sur le côté droit, une permission pour un traitement médical nécessaire a été refusé à Benchicou ce début d’année, en conséquence, son état s’est considérablement aggravé, selon Saad Lounes, un journaliste qui a rendu visite à Benchicou en prison le 10 Octobre.

Arthrose :

Affection articulaire, d’origine mécanique et non inflammatoire, caractérisée par des lésions dégénératives des articulations, associées à une atteinte du tissu osseux sous-jacent. Les localisations les plus fréquentes de l’arthrose sont le genou, la main, le pied, la hanche, le cou et la colonne vertébrale lombaire……… (Source : Larousse médical).

¶3.  (U) Benchicou, selon ses médecins (comme communiquées par ses avocats), nécessite une intervention chirurgicale pour soulager la pression sur un nerf coincé entre deux vertèbres. Reporters sans frontières ont publié une déclaration le 14 Octobre appelant à un examen médical pour Benchicou par une ONG « organisation non gouvernemental » indépendante et demandant au Comité international de la Croix-Rouge d’intervenir en son nom.

Commentaire.

¶4.  (SBU) Selon les avocats de Benchicou, qui ont parlé avec nous le 15 octobre, Benchicou est entrain d’apprendre à utiliser sa main gauche pour tous ses besoins, Il a été incapable de tenir un stylo pendant des mois, et l’ouverture d’un couvercle avec sa main droite lui cause des douleurs intenses. Ses avocats nous ont confié que Benchicou ne veut pas d’une grâce présidentielle dans le cadre de la loi sur la réconciliation nationale adopté lors du récent référendum, parce qu’il n’est pas un terroriste. Ses avocats ont également confirmé que l’état de santé de Benchicou s’est considérablement aggravé depuis le début du moi de Septembre. Bien que Benchicou soit incarcéré pour violations des lois de transfert des changes, lui (Benchicou) et la communauté journalistique confirment que le maintient de ces accusations n’est qu’une couverture pour mettre fin à sa campagne de propagande contre le président Abdelaziz Bouteflika.

SIEVERS


L’Algérie, ou comment une caste confisque le pouvoir

 Cet article a été envoyé par mail à l’operation leakspin qui a décidé de publier cet article d’opinion:
 
L’Algérie, c’est entendu, est un pays « riche ». Hydrocarbures, potentiel touristique, pêche : comment se fait-il que ce pays soit au 84è rang pour l’indice de développement humain ? Pour le taux de mortalité des moins de cinq ans ? Pourquoi parle-t-on d’un taux de chômage tournant autour de 30% quand le ministère du Travail annonce 11% ? Comment lier ces « performances » aux explications du département d’Etat américain : « parmi les principaux problèmes de droits humains [en Algérie] figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association » ?
Cet article a pour objectif de donner, de manière rapide, une perspective historique sur le handicap dont souffre l’Algérie : la confiscation du pouvoir par une classe de militaires prêts à violer les droits de l’homme pour rester au sommet de la hiérarchie politique. Cette classe a intérêt à ce que l’information ne circule pas, en Algérie comme entre l’Algérie et l’extérieur, et doit entretenir l’ignorance pour survivre.
Quel est le point commun entre tous les présidents algériens depuis l’indépendance ? Tous, à l’exception de Mohamed Boudiaf (à la tête du Haut Comité d’Etat en 1992) sont des gradés de l’Armée Nationale Populaire, ex-ALN : du colonel Houari Boumediene au commandant Aziz Bouteflika. Cette catégorie de dirigeants, s’appuyant sur leur légitimité de moujahids et sur le fait que l’armée est le seul groupe à s’être structuré et renforcé pendant la guerre, est plus restreinte que le FLN. Le FLN par définition reste un front, rassemblant des sensibilités différentes, source de tensions. Mohamed Boudiaf, un des cadres dirigeants du FLN au début de la guerre d’indépendance, ministre d’Etat du gouvernement provisoire, est par exemple en désaccord avec Ben Bella dès juillet 1962, ce qui lui vaudra une condamnation à mort en 1964 et un exil jusqu’en 1992.  
Délimiter cette classe dominante, au cœur des affaires et de la vie politique an Algérie, n’est donc pas facile, mais faisable : il s’agit de quelques généraux d’état-major, placés au gouvernement, dans les instances militaires les plus puissantes. Un autre exemple : qui dirige le puissant Département du Renseignement et de la Sécurité créé en 1990 ? Un certain Mohamed Mediène. Ce général est resté très discret en politique. Selon Bakchich c’est Mediene qui  est à l’origine de la destitution et la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane, président de la Sonatrach (120 000 salariés, 98 % des exportations algériennes, l’équivalent de 60 % des recettes budgétaires de l’Etat) en 2010. Selon Bakchich encore, « à travers le président de la Sonatrach, c’est le ministre du Pétrole, proche de Bouteflika, Chakib Khelil, qui est désormais dans le collimateur », ce qui démontre la puissance de la nébuleuse  militaire, non épargnée par les dissensions, qui dirige l’Algérie depuis 1962. D’ailleurs, Mediene n’est qu’un exemple : Bouteflika, Nezzar, sont d’autres noms à retenir si on s’intéresse au clan au pouvoir.
Toujours dans une perspective historique, la « caste » se maintenait, dans les années suivent l’indépendance, en utilisant son « aura », sa légitimité, intervenant dans tous les domaines, engrangeant les premiers fruits de l’exploitation des hydrocarbures. Le mécontentement de la population devenant trop explosif pour ce groupe privilégié, il a fallu organiser une parodie de démocratie à partir de 1988: le régime, selon Paul Balta, spécialiste de la Méditerrannée, reste en fait « présidentiel » et le président un militaire, malgré un multipartisme de façade. En parallèle, le pouvoir a été accusé de recourir à tous les moyens possibles pour se maintenir. L’entretien mal maîtrisé d’ennemis, à la fois pour obtenir le soutien de pays Occidentaux soucieux de participer à la lutte contre le terrorisme, et profiter de la guerre pour éliminer des opposants, aurait été un outil auquel Mediene aurait eu recours. Il est à ce propos inutile de rappeler le bilan des années noires, le résultat mitigé de la politique de concorde nationale et la persistance des attentats.
Entretenir l’ignorance et l’opacité est en effet, finalement, dans l’intérêt des quelques généraux aux avoirs démesurés à la tête du pays. L’opacité concernant les massacres des années 90, concernant l’attribution des marchés publics comme pour le projet de l’autoroute Est-Ouest, restreignant la liberté économique des Algériens et profitant, l’opacité sur les procédures administratives, encourageant la corruption, sur l’utilisation de la rente gazière, l’opacité sur la répression pour éviter que la contestation se répande –rappelons que les Algériens n’ont pas attendu, en Kabylie ou ailleurs pour se révolter ; profitent aux généraux.
Comment cette ignorance est-elle entretenue ? D’abord en négligeant l’éducation : un secteur en perpétuel chantier, sans moyens, comme le prouvent les grèves permanentes des professeurs. Ensuite, en étouffant le plus discrètement possibles tous les acteurs de la société civile susceptibles d’apporter une information offrant des perspectives à la population. Si l’on prend l’exemple des partis, le Département d’Etat américain note en avril 2010 que «parmi les principaux problèmes de droits humains figurent les restrictions sur la liberté de réunion et d’association, qui ont considérablement affaiblis les activités des partis politiques et la capacité des citoyens à changer le gouvernement de manière pacifique à travers des élections». Par ailleurs, il n’est pas besoin de résumer les pressions et procédés, mise en évidence dans des câbles diplomatiques, utilisés pour présenter la dernière élection comme démocratiques : fausses images, réunions préparées avec les observateurs.
Les médias traditionnels, qui se sont parfois montrés critiques, ne sont pas épargnés : toujours selon le rapport du Département d’Etat américain, « le gouvernement contrôle ainsi la plus grande source de revenus pour la plupart des journaux et utilise ce contrôle pour orienter le contenu dans la presse».
La « caste » a donc changé de stratégie depuis 1962 : des exactions menées par l’armée et coups d’états (1965), à une démarche plus discrète de domination économique et d’étouffement du jeu démocratique. La vingtaine de généraux au pouvoir est de plus en plus contrainte par une perte de légitimité auprès des plus jeunes (qui n’ont pas connu la guerre d’indépendance), une situation sociale explosive  et l’émergence de nouveaux médias. Son seul rempart : le désintérêt de toutes les opinions publiques – le ministre de la solidarité nationale annonçait 7 millions d’algériens à l’étranger en 2008 – nourri par le manque d’information et un flou volontairement maintenu. L’information libre est plus que jamais une nécessité.


Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas.

Déjà 20 années passaient, et les Algériens ne savent pas pourquoi, et qui a tué qui, ils ne savent même pas qui étaient les vrais responsables des violences qui ont secoué le pays durant la décennie sanglante qui a frappé l’Algérie au lendemain de l’interruption du processus électoral et la dissolution du parti islamiste (le FIS),  Ils savent seulement que plus de deux cents milles Algériens ont retrouvé la mort, d’autres milliers ont disparus, des milliards de dollar de dégât matériel et un nombre terrifiant de blessés, ils savent aussi que les terroristes abattus ou arrêtés étaient responsables des souffrances des Algériens, mais ils étaient pas les seuls.

El Hachemi Sahnouni

El Hachemi Sahnouni

Depuis quelques jours, un communiqué signé par El Hachemi Sahnouni, un des fondateur du l’ex FIS et Abd El Fetah Zeraoui, militant du même parti islamiste affirme que le président de la république Abdelaziz Bouteflika va bientôt gracier les détenus islamistes condamnés et compris les idéologues du mouvement Djihadiste en Algérie, selon El Hachemi Sahnouni, « Les détenus islamistes seront bientôt libérés, notamment ceux qui ont été arrêtés en 1991 et 1992, sauf ceux qui sont impliqués dans les attentats à la bombe et les viols. Tous les autres seront libérés, … Nous savions depuis quelques temps déjà que le président allait signer un décret pour libérer les détenus islamistes. Cela se confirme de jour en jour ».

Une initiative qui confirme encore une autre fois la politique de l’impunité et l’injustice suivie par le président Algérien Bouteflika et son gouvernement depuis 1999, un gouvernement qui veut à tout prix enterrer la vérité sur ce qui s’est passé réellement en Algérie durant les années 90, et empêcher les autres de la chercher, en imposant des lois tel que l’article 46 de l’ordonnance du 27 février 2006 appliquant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui prévoit des peines de prison pour les personnes jugés d’avoir utiliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne, nuire à l’honorabilité de tous ses agents ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international malgré les critiques des organisations de protection des droits de l’homme tel que Amnesty.

Personne ne peut comprendre pourquoi l’Algérie veut instaurer une amnistie générale à des criminels déjà condamnés par la loi, mais une chose est sure, la paix ne peut jamais être réalisée en imposant le silence et l’impunité, la paix est basée sur le droit à la vérité et le droit de l’accès à la justice qui devra se faire tôt au tard pour toutes les victimes qu’eux seuls et nuls autres ont le droit de pardonner, et sans leurs demander d’oublier, car dans le cas contraire, l’Algérie se dirige directement vers un état d’injustice ou règnent la violence et les règlements des comptes entre victimes d’un coté et terroristes, égorgeurs, violeurs, voleurs, …….. de l’autre coté.


Le rapport de l’ONU sur l’état des libertés en Algérie

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue a critiqué la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie à l’issus de ses entretiens avec des membres du gouvernement, des journalistes, des représentants de syndicats autonomes et des responsables de partis politiques  lors d’une conférence de presse au terme d’une visite en Algérie de sept jours (ces déclarations ont largement censurées par les médias publics « radios, télévision et agence de presse »).

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Mr Frank La Rue a critiqué Le code pénal algérien amendé en mai 2001 pour y introduire deux articles, le 144 et le 144 bis, particulièrement répressif à l’égard des journalistes et prévoit des peines de prison pour les journalistes coupables de diffamation, d’offense ou d’injure à l’égard des institutions de l’État. « Cela relève clairement de l’intimidation qui affecte la liberté d’expression en ce sens qu’elle crée l’auto‑censure chez les journalistes », a‑t‑il dit, il a noté que l’accès à l’information auprès des institutions publiques est vraiment difficile et parfois impossible pour les journalistes Algériens, et il a critiqué l’absence d’organisations indépendantes pour  représenter et défendre l’éthique professionnelle des journaliste « Dans toutes les sociétés démocratiques, la transparence des activités publiques joue un rôle crucial dans le renforcement de la confiance du public ».

Le rapporteur de l’ONU n’a pas caché son inquiétude de l’article 46 de l’ordonnance du 27 février 2006 appliquant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 5500 euros pour des personnes que ça soit en Algérie ou à l’étranger, jugés d’avoir utiliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne, nuire à l’honorabilité de tous ses agents ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international, selon Mr Frank La Rue « La paix est basée sur le droit à la vérité et le droit de l’accès à la justice pour les victimes ».

Concernant le sujet des disparus, Mr Frank La Rue a  invité l’Algérie à collaborer avec les Nations Unies pour que les familles des disparus puissent connaitre le sort de leurs enfant, et de trainer les responsables de ces disparitions en justice, au lieu d’appliquer une censure terrible sur ce sujet, « ….Et pour les cas des familles de disparus, elles doivent avoir le droit de s’exprimer en public ».

Le nombre de « disparus » en Algérie depuis la décennie 1990 avoisinerait les 7000.

Il n’a pas raté l’occasion pour appeler le gouvernement à arrêter l’usage de la force contre les manifestations pacifiques, il a indiqué qu’il était témoin d’usage excessif  de la force pour réprimer  plusieurs manifestations pacifiques par les dispositifs policiers. « J’ai pu observer une marche des étudiants qui a été violemment dispersée par les forces de l’ordre », Il a estimé qu’il est important que la liberté de manifester pacifiquement soit complémentaire avec la liberté d’opinion et d’expression qui doit être garantie  par l’Etat.

Repression des marches à Alger

Repression des marches à Alger

De son coté, Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales Mr Dahou Ould Kablia a qualifié « d’inopportunes » les déclarations du rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, invité le mercredi 20 avril à la radio chaîne Algérienne, le ministre a dit « La Constitution algérienne accorde le maximum de libertés qui peuvent ne pas exister dans d’autres pays. Des pays qui nous donnent la leçon aujourd’hui. Il s’agit de la liberté de conscience, la liberté syndicale, la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté d’association. Il y avait eu peut-être une petite restriction avec l’application de l’état d’urgence. Maintenant que cet état d’urgence a été levé, toutes ces libertés vont être restaurées et l’accès aux médias également autorisé et encouragé », il a ajouté « Elles ne nous engagent absolument pas. Ceux qui veulent nous donner des leçons, doivent bien se garder de le faire ».

Le rapport final sur la liberté d’opinion et d’expression en Algérie sera présenté, en 2012, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.


Le début de la fin des dictatures Algériens

Venus des différentes universités du pays, plusieurs milliers d’étudiants ont bravé pour la première fois depuis des années l’impressionnant dispositif de sécurité déployé par la police autour de la Grande Poste pour répondre à l’appelle à la marche lancé par la coordination autonome des étudiants vers le Palais du Gouvernement comme prévu.

Le cordon sécuritaire placé à l'entrée du tunnel des Facultés

Le cordon sécuritaire placé à l'entrée du tunnel des Facultés

Devant le cordon sécuritaire important placé à l’entrée du tunnel des Facultés pour empêcher la marche vers le Palais du Gouvernement de commencer.

Les milliers d’étudiants ont foncé sur des barrières métalliques, érigées par la police au niveau de la Grande poste, et entament leur marche vers la Présidence de la République, à El Mouradia, sur les hauteurs d’Alger.

Début de la marche des étudiants

Début de la marche des étudiants

Scandaient des slogans hostiles au pouvoir et en faveur de la démocratie « Pouvoir assassin », « Zenga, zenga, dar bdar, houkouma tachâal ennar » (le gouvernement met le feu dans toutes les ruelles et dans toutes les maisons), slogan inspiré d’un discours de Kadhafi, « y en a marre du ministère, y en a marre de la misère », « Nous ne sommes pas des voyous, nous sommes des étudiants » « Dégage Haraoubia [ministre de l’Enseignement supérieur], on est toujours des révolutionnaires »

Vers 12 h 15: La tentative policière de bloquer la progression des étudiants vers la Présidence de la république par la force à échoué, la marche à tourné à l’affrontement au niveau de l’avenue Pékin, non loin de la Présidence de la république, des dizaines de blessés parmi les manifestants selon le journaliste d’Elwatan.

La police charge violement les étudiants
La police charge violement les étudiants
La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

Une fois les étudiant ont réussit à atteindre le lycée Bouamama (Ex-Décartes), à quelques centaines de mètres du siège de la Présidence. Un impressionnant dispositif policier a été déployé à hauteur du lycée Bouamama pour empêcher que les étudiants n’accèdent au Palais présidentiel  d’El Mouradia, mais les étudiants n’ont pas arrêter leurs tentative de forcer le barrage sécuritaire, scandaient « El Châab yourid iskat el nidham » ( le peuple veut la chute du système), « Bouteflika Ouyahia houkouma irhabia » (Bouteflika, Ouyahio, gouvernement terroriste) ou encore, « Y en a marre de ce pouvoir », la police à violement chargé les manifestants et ils ont réussi à repousser les étudiants jusqu’à proximité de l’hôtel El Djazair (ex-Saint-Georges). Les affrontements ont fait de nombreux blessés parmi les étudiants et plusieurs policiers ont également été touchés. Une cinquantaine d’étudiants ont été blessés et plusieurs autres ont été arrêtés, a constaté sur place un journaliste d’elwatan.com.  Les forces de sécurité ont usé de la matraque jusqu’à mettre en danger la vie de plusieurs étudiants qui se sont retrouvés avec de graves blessures à la tête.

Les étudiants à proximité de la Présidence de la République
Les étudiants à proximité de la Présidence de la République

Les policiers ont même tenté d’empêcher des étudiants de filmer ou de prendre des photos de la bastonnade. A rappeler qu’une vidéo était prise lundi 11 avril dans laquelle une étudiante est violemment repoussée par une policière avant de tomber par terre circule actuellement sur le net.

Les étudiants semblent satisfaits de leur action  et estiment avoir brisé un tabou. Celui de marcher dans la capitale, ont quitté vers 15h30 El Mouradia, ils ont même réussi à se rassembler à nouveau devant la Grande Poste, pour démontrer aux forces de sécurité que leur pratiques de répression n’ont pas eu raison de leur courage et de leur détermination à poursuivre leur marche à Alger.


Ouyahia, ennemi du peuple numéro un

Depuis l’indépendance, les dirigeants Algériens n’hésitent pas à faire appel à la théorie du complot fantôme et manipulation externe et parfois interne, mais ces derniers jours le premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia a multiplié ses sorties médiatiques pour culpabiliser des inconnues sur la situation politique et social de l’Algérie.

Toujours fidèle à son arrogance, Ouyahia se croit l’élu ou un prophète que dieu l’a envoyé pour gouverner l’Algérie, a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de la 4eme session ordinaire du conseil national du RND (Rassemblement National Démocratique), « Ceux qui veulent brûler l’Algérie cherchent des cadavres», plus que ça, pour Ouyahia, les Algériens qui veulent un changement politique pacifique comme la CNCD ou autres, vont provoquer un chaos total et une descente aux enfers, «L’Algérie a payé un lourd tribut, avec des milliers de morts, et elle ne s’est pas encore entièrement remise de cette situation. Que veut la société algérienne, aller d’une marche à une autre et descendre aux enfers ?». Il a même démonté les rumeurs qui circulent sur un changement prévu par Bouteflika, (révision de la constitution et dissolution du parlement).

Bien avant ça, le monsieur Ouyahia et lors d’une émission diffusé par la télévision national a accusé certaines parties sans les nommer comme toujours de chercher à transférer le conflit politique sur le terrain social, il a oublié que le but de la politique est de trouver des solutions et moyens afin d’améliorer le niveau de vie des citoyens, pire, il admet qu’il existe un terrain favorable à la contestation de rue, surtout au niveau des jeunes mais pour Ouyahia, l’échec de quelques ministres ne constitue pas un échec politique d’un régime millitaire corrompu et répressif qui gouverne le pays par un bras de fer depuis plus de cinquante ans.

Mais comment on peut expliquer que juste une semaine après les violentes émeutes qui ont secoué des cartier de l’Algérois comme Climat de France et Diar El Mahçoul ce mois de Mars, causé par la crise du logement qui s’aggrave en Algérie, le gouvernement d’Ahmed Ouyahia réserve les meilleurs terrains de la commune de Staoueli (ouest de la capitale) pour construire des résidences d’État au bénéfice des responsables politiques et militaires dans des conditions opaques et lance un projet de construction de résidences d’État aux frais du contribuable. Une nouvelle cité destinée exclusivement aux responsables de l’État aux Dunes à Chéraga dans la banlieue ouest d’Alger, Comment on peut expliquer les scandales financières qui secoue le pays depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, (Sonatrach, autoroute est ouest, Elkhalifa,….), comment on peut expliquer la fuite des jeunes Algériens vers l’autre rive de la méditerrané pour une vie meilleures et plusieurs d’entres  eux  retrouvent la mort, comment on peut expliquer et expliquer et expliquer…..

Considéré comme l’homme le plus proche de l’armé, Ouyahaia n’a pas démonté ses ambitions présidentielles, car lors de l’émission de la télévision Algérienne, le patron du RND a paraphrasé l’ancien président français Giscard  d’Estaing qui a dit un jour : « il y a un destin entre moi et la présidence ». Comprendre : pour Ouyahia, le Palais d’El Mouradia est une question de destin, d’ici on peut comprendre qu’Ouyahia multiplie ses sorties médiatiques pour anticiper et avorter toutes initiatives d’un changement démocratique en Algérie car l’enjeu est grand, Il a juste oublié qu’il est considéré comme l’ennemi publique numéro un, et même lors des marches organisé par la CNCD, les baltaguis payés par le pouvoir pour chouchouter les marches scandaient « Bouteflika dyalna -notre Bouteflika- et Ouyahia berra -dégage- » et s’il veut être le président en 2014, il n’a qu’à passer sur les cops de milliers d’Algériens.


Les gardes communaux manifestent dans les rues d’Alger pour la deuxième fois

Prés de 3000 garde communal ont réussi une deuxième fois ce dimanche 03 Avril de se regrouper en pleine centre d’Alger pour manifester devant le siège de la présidence à El Mouradia -hauteur d’Alger-, tentative échoué par la police, pousse les gardes communaux à observer un sit-in à la place des Martyrs au centre d’Alger.

Sit-in des gardes communaux a Alger

Passaient la nuit de dimanche à lundi à la Place des Martyrs, les gardes communaux sont déterminés à poursuivre leur protestation à Alger jusqu’à la satisfaction entière de leurs revendications, car les propositions de Dahou Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, après leur première manifestation nationale du 7 mars sont insuffisantes. « «Ils n’ont accepté que deux ou trois points de nos revendications, mais rien sur la prise en charge des blessés, les rappels de salaires par exemple », constate Mehdi, un garde communal de Batna au journaliste de TSA-Algérie. Et c’était le cas, car ils ont observé un nouveau sit-in aujourd’hui et au même endroit, et selon les représentants des gardes communaux, des centaines de leurs camarades vont rejoindre la capitale pour marcher jusqu’au siège de la Présidence, « Nous attendons l’arrivée de nos camarades qui sont encore bloqués dans les wilayas de l’intérieur du pays. Nous voulons réunir plus de 15.000 éléments pour organiser notre marche. Nous devons être nombreux pour déjouer l’impressionnant dispositif policier qui nous empêche de manifester », explique Nourredine, un garde communal originaire de Tiaret au journaliste d’Elwatan –journal indépendant-. 

De son coté, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a menacé de sanctions contre les gardes communaux qui protestent à Alger depuis dimanche.  « Nous allons les exclure du corps. Toutes les autorités militaires et  civiles sont décidées à considérer les actes menés par les gardes communaux  comme étant des actes d’indiscipline dans un corps de sécurité », a-t-il dit en marge de la conférence nationale sur le Schéma national d’aménagement du territoire.

Forces anti-emeutes encerclent les gardes communaux

Forces anti-emeutes encerclent les gardes communaux

Et face à ces graves menaces, les gardes communaux, de leurs part ont décidé d’ignorer les menaces du ministre et de poursuivre leur mobilisation pacifique jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications légitimes malgré  les dispositifs sécuritaires et forces anti émeutes dépêchés sur place, « Nous resterons rassemblés ici à Alger le temps qu’il faudra pour arracher la satisfaction entière de nos revendications. Nous protestons de manière pacifique et nous passerons cette nuit là encore à la Place des Martyrs », assure , représentant des gardes communaux de la wilaya de Tissemsilt au journaliste d’Elwatan.


Les enseignants contractuels Algériens continuent leur combat pour la dignité devant les yeux de Bouteflika.

Des enseignants contractuels venus des quatre coins du pays manifestent pacifiquement depuis le dimanche 20 Mars dernier devant la Présidence de la République à El-Mouradia, -hauteurs d’Alger- pour dénoncer la marginalisation et les injustices qui frappent ces enseignants contractuels en Algérie et demandent intégration et reconnaissance de leurs droits, «On est venu devant le siège de la Présidence de la République à Alger pour défendre nos droits et réclamer une intervention d’Abdelaziz Bouteflika. Plus de 20.000 enseignants contractuels subissent la marginalisation et la précarité. Cela ne peut plus durer !», relève Meriem Maarouf, présidente du Conseil National des enseignants contractuels, contactée mardi par le journal indépendant El watan.

Il était plus de 200 enseignants, Les forces de l’ordre ont chargé violemment les manifestants pour les empêcher de marcher vers la présidence, au moins neuf blessés les deux premiers jours, et suite à cette répression policière, passaient la nuit face au dispositif policier à El Mouradia, les enseignants contractuels se sont rassemblés mardi matin pour le troisième jour consécutif devant le siège de la Présidence. Autres enseignants contractuels rejoignent l’action de contestation devant le siège de la Présidence. Leur nombre a atteint quelque 400 personnes le jeudi 24 Mars. «Nos camarades de Béjaïa, Djelfa, Tébessa et Jijel viennent d’arriver pour consolider notre rassemblement», explique Mme Maârouf , les enseignant face a la passivité des autorités menacent de mettre fin à leurs jours collectivement. «D’ici la rentrée scolaire, si la tutelle continue à nous refuser le droit d’intégration, nous allons jeter nos cartes d’identité dans un sac poubelle et nous nous suiciderons ensemble».

De leur part, les autorités ont commencé une guerre psychologique pendant les nuits contre les manifestants, ils ont chargé des sociétés d’exécuter des travaux nocturne de forage et d’entretien pour perturber et empêcher ces manifestants de dormir afin d’abandonner le sit-in et retourner chez eux –certains n’ont pat dormis depuis 5 jours-, des policiers en civiles harcèlent les enseignants et surtout les femmes et ça sans compter les insultes et humiliations, heureusement des habitant et commerçants d’El Mouradia étaient solidaires avec les enseignants, affirment au journaliste d’El Khabar –journal indépendant arabophone- «Ils nous ont acheté des médicament et des couvertures…..».

Les enseignants ont confirmé au journaliste d’El Khabar que malgré la pluie, la répression et les harcèlements de la police, «nous ne quitteront pas SAHET EL IDMAGE –place de l’intégration- la place d’El Mouradia avant la satisfaction de nos revendications»,

ils ont même juré de continuer leur combat pacifique pour la dignité jusqu’à la fin et que leur arme est la solidarité.

Manifestation marginalisé et ignoré par les medias lourds contrôlé par le pouvoir Algérien comme la télévision et la radio Algérienne, et face à cette censure, répression et injustice, nous les anonymous, déclarons notre solidarité et soutient avec les enseignants contractuels, nous considérons que leur combat est le notre, pour cela, nous appelons les journaux libres de donner plus d’éspaces d’expressions a ces manifestants pour que leur voie sera entendu dans les quatre coins du globe, nous appelons aussi le peuple Algérien libre d’apporter son soutient a cette catégorie qui a fait prouve de courage et de sacrifice pendant la décennie noire.


Emeutes, répression, immolation et violence, mais il faut dire que le bled (l’Algérie) va bien…..

Les Algériens étaient calmes pendant plus de deux mois après les violentes émeutes qui ont secoués le pays ce début d’année 2011, mais cette semaine était vraiment chaude en Algérie, car les émeutes ont repris et avec force, selon les jeunes Algériens, la violence est le seul langage que le pouvoir Algériens comprenne.

De violents affrontements ont éclaté mercredi 23 mars en début de matinée, entre les habitants de la cité de Climat de France -un cartier populaire située sur les hauteurs de Bab El Oued-, dans le centre d’Alger, et les forces de sécurité lorsque des engins de la marie sont arrivés sur les lieux pour démolir des constructions illicites qui compte près de 150 habitations, ces baraques (bidonville) construisent il y a quelques mois plutôt pour faire face à la crise de logements.

Dés le début de l’opération de démolition, les jeunes du quartier ont brulé des pneus utilisé comme des barricades, avant d’affronter les policiers à coups de pierres et de cocktails Molotov, la réponse de la police était brutale, Tirs avec des balles en caoutchouc et bombes lacrymogènes, les émeutes ont repris jeudi matin dans la cité, les axes routiers barricadés par les jeunes du cartier pour empêcher la démolition de leurs baraques.

Le bilan était lourd, au moins 75 manifestants et 50 policiers ont été blessés dans ces violences, parmi eux, un jeune manifestant âgé de 17 ans a eu l’œil crevé après avoir reçu une balle en caoutchouc au visage.

Pas loin de Climat de France, a Diar El mahssoul (Cartier populaire de la commune El Madania), la situation reste très tendue après les émeutes du 16 Mars dernier, Les forces de l’ordre, dépêchées en renfort sur les lieux pour réprimer toutes manifestations des habitants.
Le logement n’est pas le seul élément déclencheur des manifestations, le travail aussi, plus de 200 enseignants contractuels manifestent depuis le 20 Mars devant les yeux de Bouteflika -le siège de la Présidence de la République à Alger- pour réclamer des postes de travail stables, les policiers antiémeute ont chargé violemment les enseignants contractuels et l’ont empêché de progresser vers le siège de la Présidence, on signale deux tentative d’immolation par le feu parmi ces enseignants. La présence policière a également été considérablement renforcée à proximité du siège de la Présidence.

A Annaba, 600 km a l’est d’Alger, la vente des billets pour le match Algérie-Maroc, au niveau du stade 19 Mai, a connu de graves incidents, des échauffourées entre les supporters devant les guichets causeront plusieurs blessés à l’arme blanche, dont certains ont dû être transférés à l’hôpital, alors que d’autres ont été soignés sur place dans les ambulances de la Protection civile, des témoins affirment au journaliste d’El Watan, «Ce sont des bandes organisées qui ont causé toute cette pagaille. Chaque bande a pris d’assaut un guichet, couteau et sabre à la main. Ce sont eux qui contrôlaient tout, et dès qu’un supporter qui n’était pas de leur quartier ou qu’ils ne connaissent pas s’approchait, il était attaqué. J’ai assisté à plusieurs agressions et j’ai vu deux jeunes qui voulaient les défier se faire agresser sous mes yeux. Le premier a été blessé à la gorge et le second à la cuisse», reste à signaler que ces actes de violence se déroulaient devant les yeux des policiers stationnés au niveau du stade 19 Mai, ces derniers se contentaient d’observer de loin sans intervenir.


Pourquoi l’Algérie est contre l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Lybie?

Dés le début des révolutions dans le monde arabe, la voix de la diplomatie Algérienne s’est éteinte, le pouvoir Algérien n’a apporté aucun soutien clair aux révoltes et il a même tout fait pour empêcher des manifestations populaires de soutien à ces révoltes dans le pays (on cite une manifestation soutenant la révolution égyptienne fortement réprimée par la police le 11 Février 2011 à Alger), mais la position algérienne au sein de la Ligue arabe concernant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus du pays -frère et voisin- la Lybie pour protéger les civils contre les bombardements des milices du colonel El Kadhafi a choqué l’opinion nationale.

L’Algérie n’a pas accepté l’idée de création d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, a indiqué ce samedi 12 mars un diplomate participant à la réunion de la Ligue arabe au Caire. « La décision de la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne a été acceptée par les ministres arabes à l’exception de ceux d’Algérie et de Syrie », a-t-il dit sous couvert d’anonymat à l’AFP. Cette position est venue renforcer des doutes sur le soutien du pouvoir Algérien au colonel El Kadhafi.

Bien avant ça, l’Algérie accusée d’avoir transporté des mercenaires en Lybie par certains sites électroniques et chaines de télévision satellitaires comme Aljazeera, Alarabia et BBC arabic.


Des diplomates libyens à l’étranger ont également évoqué la présence d’avions Algériens et certains ont parlé de présence de mercenaires venus d’Algérie pour prêter main forte aux troupe d’El Kadhafi.


Pire que ça, un pilote Lybien confirme dans un entretien téléphonique avec la chaine BBC arabic qu’il a des documents officiels qui confirment l’utilisation d’avions civils et militaires Algériens pour transporter des mercenaires.

De sa part, l’Algérie a démenti officiellement, l’utilisation d’avions militaires algériens pour le transport de mercenaires en Libye, « Le ministère des Affaires étrangères dément, de la manière la plus catégorique, les allégations mensongères colportées par certains sites électroniques ainsi que par certaines chaînes de télévision satellitaires sur une prétendue utilisation d’avions militaires algériens pour transporter des mercenaires en Libye », précise un communiqué du ministère des Affaires étrangères.


Ces soupçons envers l’Algérie se trouvent renforcés par l’attitude d’Alger à l’égard des événements en Libye. Alger n’a pas condamné le massacre des populations libyennes par les troupes de Kadhafi. Pire : selon l’agence officielle libyenne, le président Bouteflika a appelé son homologue de Libye pour lui affirmer son soutien. La présidence algérienne n’a pas fait état de cette communication téléphonique.


Des membres de l’opération leakspin menacés par les pro-bouteflika.

Dès le début de l’operation algeria, on avait reçu des menaces et des intimidations:

commentaire publié sur "message d'avertissement au gouvernement algérien"

et des insultes :

com antisémite

La perle antisémite, toujours de la même personne

Puis, on est passé aux menaces physiques:

Commentaire dans la file des indésirables. Le message était adressé à moi (hayop)

C’était surtout la même IP qui nous a harcelé et qui a pris de multiples pseudos. On a blacklisté l’IP, la personne a changé l’IP à chaque fois. Ce même individu a fait des recherches sur des auteurs du blog, exposant devant eux les forums qu’ils fréquentaient avec leurs noms de plumes et leurs activités sur le net. Cet acharnement et cette volonté de trouver « les infos » qu’il voulait laisse des doutes sur la nature de l’individu ou de son employeur potentiel.

Le harcèlement a atteint son paroxysme avec un auteur du blog qui a vu son ordinateur piraté au moyen d’un trojan. Le hacker a pu récupérer son identité et son numéro de portable et en profite pour harceler sa victime. Il s’est même vanté auprès d’elle de ses forfaits.

Ces actions sont tout simplement ignobles et nous les dénonçons fermement. La liberté d’expression est un droit fondamental, chacun a le droit de pouvoir dire ce qu’il pense. Je laisse aux partisans des égimes autoritaires méditer cette citation faussement attribuée à Voltaire:

Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer