Les Anonymous s’affichent… et appellent à la libération de Samir Feryani.

Après sa dernière intervention le 4 janvier 2011 par le piratage de plusieurs sites et portails Internet clés du Gouvernement tunisien, le groupe  Anonymous  a envoyé de nouveau le, 13 juin 2011, un message au gouvernement provisoire tunisien, dans lequel, le groupe a exprimé son soutien à l’officier Samir Feryani.

« Votre mission primordiale  et votre devoir majeur  est de protéger le peuple tunisien et  non pas d’arrêter et détruire tous ceux qui essayent de dévoiler la vérité. Nous,  Anonymous, considérons que M. Samir Feriani a agit en toute transparence et par la suite nous soutenons l’appel de Human Rights Watch à libérer Samir Feriani immédiatement » a ajouté le groupe.

L’agent de sécurité « Samir Feriani » a été  arrêté il y a 15 jours après avoir publié dans le journal « L’expert » des articles dénonçant « la corruption » et l’affiliation à l’ancien régime de certains responsables du ministère de l’Intérieur.

Les Anonymous ont insisté  qu’au bout de quelque jours, plusieurs autres associations et groupes vont rejoindre Human Rights Watch et Anonymous dans cette campagne si  jamais le gouvernement tunisien ne libère pas l’officier Feriani.

Il convient de signaler que  ce groupe de hackers a été créé il y a 6 mois dans l’objectif d’une guerre numérique contre le Gouvernement de Ben Ali  durant laquelle plusieurs sites  officiels du gouvernement ont été bloqués, raison pour laquelle, l’Agence Nationale de la Sécurité Informatique de Tunisie  a été obligée d’afficher  un niveau d’alerte élevé.


La torture continue en Tunisie, selon l’Onu.

La torture continue en Tunisie depuis le renversement de Zine ben Ali mais elle ne semble pas être systématique, a déclaré samedi le rapporteur spécial des Nations unies.
La Tunisie devra enquêter « énergiquement » sur la torture massive pratiquée sous le règne autoritaire de Ben Ali, renversé le 14 janvier par une révolution populaire, a ajouté Juan Mendez.L’avocat envoyé par l’Onu concluait une mission d’une semaine en Tunisie, durant laquelle il a rencontré le gouvernement intérimaire, des associations et des victimes. Il a déclaré que les nouveaux dirigeants du pays étaient d’accord avec le fait que la torture devait être éliminée et il les a pressés d’agir rapidement. »Il y a encore des cas (de torture) et le gouvernement ne devrait pas être pleinement satisfait« , a dit Mendez à la presse. « Je ne pense pas que l’on puisse dire que c’est généralisé ou systématique« , a-t-il ajouté.Sur les centaines de Tunisiens arrêtés au début du mois en marge de manifestations dénonçant la lenteur des réformes, l’avocat argentin a souligné, sur la base des informations obtenues, que 66 avaient été sévèrement traités.

Ces personnes, dont un tiers de mineurs, ont été détenues pendant 12 heures sans pouvoir parler à un avocat ou à leur famille, a dit Mendez.

« Elles ont été forcées de s’agenouiller et de rester dans des positions inconfortables« , a-t-il dit, ajoutant qu’il y avait des preuves de passages à tabac et de brûlures de cigarettes.

Mendez, lui-même torturé en Argentine durant la dictature pour avoir défendu des prisonniers politiques, a souligné qu’il n’était pas inhabituel que ces pratiques se poursuivent après la chute d’un régime autoritaire.

« C’est une transition. Ce qui est important, c’est que le gouvernement dise qu’il ne le tolère plus et qu’il l’empêche.« 

Le rapporteur de l’Onu s’est par ailleurs inquiété de l’avancée, trop lente selon lui, des poursuites contre les dirigeants de l’ancien régime.

« Je m’inquiète que nous n’ayons entendu parler jusqu’à présent que de poursuites contre M. Ben Ali et une poignée d’anciens ministres et conseillers« , a-t-il dit, ajoutant que les enquêtes en cours visaient 60 hauts dirigeants.

« Nous aimerions en savoir davantage sur les motifs des poursuites, par quel tribunal, le rythme de l’enquête.« 

Les pratiques de l’ère Ben Ali, détaillées dans le rapport, « sont parmi les plus émouvantes, les plus touchantes et les plus tristes » que l’avocat ait jamais entendues, a-t-il dit.

Le gouvernement de Tunis pourra lire le rapport de Mendez avant qu’il soit transmis dans les prochaines semaines au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

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Le début du soulèvement palestinien.


La commémoration annuelle de la Nakba, la « catastrophe » qui marque pour les Palestiniens la création de l’État d’Israël en 1948, a donné lieu dimanche 15 mai à de nombreuses violences. Elle rappelle l’exode de 760 000 Palestiniens réfugiés dans les pays arabes frontaliers : Jordanie, Syrie, Liban et dans les Territoires palestiniens. Ces exilés et leurs descendants, aujourd’hui au nombre de 4,8 millions environ selon l’ONU, demandent toujours le droit de retrouver leurs terres et leurs maisons, devenues propriété israélienne.Dans la foulée des révoltes arabes et de la réconciliation entre les frères ennemis du Fatah et du Hamas, la Nakba a, cette année, fortement mobilisé les Palestiniens à travers tout le Proche-Orient. Certains groupes Facebook ont appelé à lancer une « troisième Intifada », tandis qu’un mot d’ordre encourageait les réfugiés à marcher sur les frontières israéliennes, plaçant les forces de sécurité israéliennes en état d’alerte durant tout le week-end.

Trois zones de fortes tensions aux frontières d’Israël.

Des violences ont marqué dimanche aux confins d’Israël, du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza pour le 63e anniversaire de la « Nakba » (catastrophe) que représente pour les Palestiniens la création de l’Etat hébreu en 1948. Ces affrontements ont fait au moins huit morts et des dizaines de blessés. Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des réfugiés palestiniens venus de Syrie qui voulaient franchir la clôture frontalière érigée sur les hauteurs du Golan, faisant quatre morts et plusieurs blessés, rapportent les médias israéliens. La fusillade a éclaté dans le village de Madjdal Chams, du côté de la frontière contrôlé par les Israéliens. Dolan Abou Salah, le maire du village, a précisé à la radio qu’entre 40 et 50 manifestants avaient tenté de franchir en force la clôture frontalière. Selon la télévision syrienne, ce sont quatre ressortissants syriens qui ont été tués alors qu’ils participaient à une manifestation anti-israélienne du côté syrien de la ligne de démarcation. La radio israélienne a déclaré pour sa part qu’un Syrien avait été tué et trois Israéliens avaient été blessés dans la fusillade. Il s’agit de l’incident le plus grave depuis plusieurs dizaines d’années sur cette frontière en général calme depuis l’accord de cessez-le-feu israélo-syrien de 1974.Israël a conquis sur la Syrie le plateau stratégique du Golan, qui domine le lac de Tibériade, durant la guerre des Six-Jours de juin 1967 et l’a annexé fin 1981. Cette annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale. La Syrie, où le régime du président Bachar Al-Assad est confronté depuis deux mois à une contestation populaire sans précédent, abrite 470 000 réfugiés palestiniens.  A la frontière entre le Liban et Israël, quatre Palestiniens ont été tués par les tirs de soldats israéliens qui voulaient empêcher des manifestants de pénétrer en Israël, ont rapporté des témoins. Des soldats de l’armée libanaise avaient auparavant tiré en l’air pour tenter de contenir la foule. « C’est de la pure provocation, inspirée par les Iraniens, à nos frontières avec la Syrie et le Liban, à l’occasion de la ‘Nakba’« , a estimé un porte-parole de Tsahal.

Au sud-ouest d’Israël, à la frontière avec la bande de Gaza contrôlée depuis 2007 par les islamistes du Hamas, les tirs israéliens sur une foule qui s’approchait de la clôture de sécurité ont fait une soixantaine de blessés.

A Tel Aviv, une personne a été tuée et 17 autres ont été blessées par un camion qui a percuté plusieurs véhicules et renversé des piétons. Le conducteur, qui a été arrêté, est âgé de 22 ans et habite Kafr Kassem, village arabe du centre d’Israël, a précisé Micky Rosenfeld, porte-parole de la police. Les enquêteurs s’efforcent d’établir s’il s’agit d’un acte délibéré ou d’un accident. Selon des témoins, les collisions se sont produites sur un kilomètre.

Des jeunes rassemblés près d’un barrage israélien aux abords de Ramallah, en Cisjordanie, ont lancé des pierres en direction des militaires, qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc et de grenades lacrymogènes. Samedi, un Palestinien de 17 ans blessé par balle la veille lors d’une manifestation à Jérusalem avait succombé à ses blessures. Il avait été blessé dans le quartier de Silouane, haut lieu de tensions, alors que des Palestiniens lançaient des pierres en direction de policiers et de colons israéliens.

Manifestations dans toutes les régions du monde,soutien a la résistance palestinienne.

Des milliers d’Italiens ont manifesté, à Rome, contre le régime sioniste, et en guise de solidarité avec le peuple palestinien, exigeant la fin du blocus de Gaza. l’un des manifestants a affirmé avoir participé à la manifestation, en soutien à la « Flottille de la liberté I », qui doit partir, bientôt, pour Gaza, afin de briser le blocus et d’aider les Gazaouis. Un groupe de Juifs italiens, partisans de la Palestine, a, aussi, participé à la manifestation. Une femme juive a insisté: « Nous sommes des Juifs opposés à l’occupation de la Palestine qui avons participé à la manifestation, pour soutenir les Palestiniens et pour la fin du blocus de Gaza ». Les manifestants ont, également, demandé le boycott des marchandises israéliennes. La manifestation a eu lieu, dans les rues centrales de la capitale italienne, Rome.

Aussi,Des milliers d’Egyptiens se sont rassemblés, devant l’embassade israelienne ,les manifestants brandaient les drapeaux égyptien  et palestinien  ainsi  que des banderoles proclamant « Musulman.. Chrétien… Une seule main » ,des voix se sont élevées pour demander le départ immédiat de l’ambassadeur  israélien et la rupture des relations diplomatiques comme signe de solidarité  avec le peuple palestinien.les manifestation n’étaient pas limitées à l’Egypte et de Rome, mais a balayé le monde entier en Tunisie, la Jordanie, Paris et Londres et de nombreux autres pays en soutenir les Palestiniens et leur droit de retour à leurs terres usurpées.



Ammar 404:nouvelle recrue de l’armée tunisienne.3 pages facebook censurées par ordre militaire.

Après avoir cru que Ammar 404 était définitivement enterré  après le 14 janvier, il semble rescucité. En effet, trois pages tunisiennes sur facebook (celles de Takriz et de youssef patriote et Jalel brick et le profil de derniers ) ont été filtrées par ordre militaire.

les trois pages sont connues  par leur sévère critiques envers  le général Rachid Ammar (Commandant des forces armées tunisiennes)
, avec parfois des invectives contre sa personne. Le tribunal militaire permanent de Tunis a alors ordonné à l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) de fermer l’accès aux IP tunisiennes.

Les facebookers tunisiens ont contesté cette décision qu’ils jugent inacceptable dans cette ère de liberté. Des pages ont été créées en solidarité avec ces pages censurées.

Beaucoup d’internautes y voient le retour de la censure et bien qu’ils ne partagent pas les idées véhiculées par ces pages, ils dénoncent cette pratique qui leur rappelle de mauvais souvenirs.


Syrie : chars et fusillades à Deraa, au moins six morts

Six personnes au moins ont été tuées, samedi 30 avril, dans le pilonnage par l’armée et les tirs de francs-tireurs à Deraa, foyer de la contestation contre le régime en Syrie. Des chars sont entrés dans la ville en début de matinée. La ville, située à 100 km au sud de Damas et assiégée par les soldats qui interdisent toute entrée et sortie, est la cible de bombardements à l’artillerie lourde, selon des témoins sur place. La mosquée Omar, cible de ces bombardements, aurait été prise d’assaut.

De plus, des tireurs embusqués postés sur les toits visent toute personne qui se hasarde dans la rue, a-t-il précisé. Un témoin a précisé à l’AFP : « Il y a eu six morts. Ils ont été tués dans le bombardement contre les habitations qui a commencé à l’aube, ou dans des tirs de francs-tireurs ».  »La ville est assiégée, il n’y a pas d’eau, ni de nourriture et les médicaments manquent », a déclaré l’un des témoins cités.

Le militant a de nouveau fait état de « défections » au sein de l’armée mais il n’était pas possible de confirmer cette information de source indépendante. « Certains refusent d’obéir aux ordres de tirer et se rallient aux habitants et se cachent chez eux », a-t-il assuré. Selon un dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 66 personnes ont été tuées vendredi, dont au moins 33 à Deraa, dans les manifestations contre le régime à travers le pays.

LA TURQUIE ENVOIE DES SECOURS À LA FRONTIÈRE

Le Croissant rouge turc a envoyé des secours à la frontière syrienne, pour assurer la prise en charge éventuelle de nouveaux réfugiés syriens. Cette aide d’urgence a été envoyée dans la province de Hatay, qui borde la Syrie, selon le Croissant rouge, pour « aider ceux qui sont passés de Syrie en Turquie et pour répondre à tout besoin humanitaire éventuel » provoqué par la situation en Syrie, théâtre de violents affrontements entre forces de sécurité et mouvement de contestation politique. Elle comprend plus de 1.000 tentes, 8.500 couvertures, des équipements de cuisine pour 10.000 personnes, plus de 400 lits et des vivres, selon un communiqué de l’organisation, dont fait état Anatolie. Le Croissant rouge assurera l’alimentation de 300 personnes, capacité qui sera accrue si nécessaire.

Plus de 200 Syriens scandant « Nous voulons la démocratie ! » sont entrés vendredi 29 avril en Turquie, où ils ont été pris en charge par les autorités de la ville de Yayladagi, dans la province de Hatay. Inquiètes des troubles en Syrie, ces personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, sont originaires de villages situés de l’autre côté de la frontière. Les forces de sécurité turques ont interrompu la progression du groupe qui avait pénétré de quelques mètres en territoire turc, puis les villageois ont été accueillis dans une salle de sports.Au total, 500 Syriens ont demandé à rester en Turquie, mais seulement 252 ont été autorisés à le faire, a indiqué le gouverneur local Celallettin Lekesiz à la presse samedi.

Sur le plan diplomatique, la Russie a jugé samedi « inacceptable » l’adoption la veille par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’une résolution demandant l’envoi urgent d’une mission d’enquête en Syrie, où la répression frappe depuis plusieurs semaines les manifestants. La Russie, qui a voté vendredi à Genève contre cette résolution, « a souligné qu’il était inacceptable d’utiliser les mécanismes de l’ONU visant à promouvoir le respect des droits de l’homme dans le monde pour atteindre des objectifs de conjoncture et pour s’ingérer dans les affaires intérieures des pays souverains », déclare le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Sur fond de situation tendue dans la région, l’accent sur les événements en Syrie témoigne de la politique de deux poids deux mesures, du parti pris et d’une approche sélective des initiateurs de la réunion » à Genève convoquée à la demande des Etats-Unis, selon la même source.


Au Yémen, la répression, seule réponse à la contestation

Au Yémen, la constestation fait de nouvelles victimes. Un manifestant et un policier ont été tués ce mercredi 20 avril 2011, portant à huit depuis mardi le nombre de victimes de la crise qui secoue ce pays où les efforts en vue d’une solution politique marquent le pas.

A l’image de la Syrie, le Yémen semble à son tour s’enfoncer dans un cycle sans fin de manifestations réprimées qui donnent lieu à de nouveaux rassemblements, à leur tour réprimés.

Alors que dans la capitale Sanaa, les contestataires comptent leurs morts et leurs blessés, le comité d’organisation des manifestations a appelé à de nouvelles marches de protestation pour dénoncer la poursuite de la répression.

Pas de déclaration commune du Conseil de sécurité

Le mouvement de contestation yéménite, né dans le sillage de la révolution tunisienne, ne cesse de prendre de l’ampleur. La violence de la répression isole de plus en plus le président Saleh et inquiète la communauté internationale, qui n’arrive pas pour autant à se mettre d’accord.

Les représentants des monarchies du Golfe ont de nouveau rencontré une délégation yéménite hier mardi, sans obtenir d’avancées particulières. Hier également, à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni pour la première fois sur la situation au Yémen. Les pays ont échoué à se mettre d’accord sur une déclaration commune.


Bachar a repris l’héritage sanglant de son père

Plus de 200 morts depuis le début du mouvement de protestation, le 15 mars, en Syrie, et rien n’indique que ce décompte macabre soit arrivé à son point culminant. Les manifestations se poursuivent et même s’amplifient dans le pays.
La répression aussi. Plusieurs milliers de Syriens ont participé le 18 avril aux obsèques de sept de leurs tués la veille à Homs par les forces de police. “Zenga zenga, dar b’dar, nous voulons te renverser Bachar”, scandent les manifestants en empruntant au tyran de Tripoli (Kadhafi) son expression “zenga, zenga”. Les autorités syriennes, pour leur part, continuent à mettre en cause des groupes armés appartenant à des organisations djihadistes qui veulent déstabiliser la Syrie. Selon Amnesty International, au moins 200 personnes ont été tuées lundi 18 avril 2011. Homs a encore vue défiler des milliers de Syriens réclamant le départ de président Bachar al Assad, au pouvoir depuis onze ans. Des manifestations similaires ont éclaté partout sur le territoire, à  Alep, à Soueïda, à Hirak, à Banias, à Deraa, à Damas. Dans tout le pays maintenant, la population brave la police et les miliciens pour demander “la liberté”. Même la capitale Damas, jusqu’à présent relativement calme est chaque jour assaillie par des vagues de manifestants, qui débouchent sur des affrontements violents. Tirs à balles réelles, assassinats, lynchages, enlèvements, la violence va crescendo, alimentée par un pouvoir qui entend mater toute contestation. Le dernier  discours télévisé de Bachar al Assad et la nomination d’un nouveau gouvernement  n’ont pas modifié la donne. On prend les mêmes et on recommence : les titulaires des principaux ministères, notamment la Défense et les AE, n’ont pas changé. Le gouvernement, dirigé par Adel Safar, ancien ministre de l’Agriculture, doit mener des réformes, dont la levée de la loi d’urgence, en vigueur depuis 1963, et la libéralisation de la presse. Mais Bachar veut se donner du temps pour abroger cette loi en vigueur depuis quarante-huit ans. Pour tenir en patience son peuple, il a fait libérer des personnes arrêtées depuis le début du mouvement de contestation. Par contre, le président syrien n’a pas encore dit un mot des revendications portant sur le démantèlement du régime policier et la mise en place du multipartisme. Pis encore, il a annoncé la mise en place de nouvelles mesures “anti-terroristes” pour lutter contre ce qu’il considère “un complot” venant de l’étranger. Ce qui fait dire à de nombreux opposants syriens que “le fils est pire que son père” Hafez al Assad dont les trente années de règne (1970-2000), ont  été également marquées par des bains  de sang de Syriens, lors de nombreux massacres collectifs. Le fils aurait ainsi tenu le 23 mars, une réunion avec les responsables de la sécurité syrienne pour établir un plan visant à mettre en échec l’insurrection dans son pays. Un document a  circulé sur Facebook, dans lequel figurent les mesures prises par le régime syrien. Voici les principales : présenter les manifestants syriens comme des agents d’Israël et accréditer l’idée à travers une campagne dans les médias nationaux ; faire en sorte que le nombre de tués dans les manifestations de l’opposition ne dépasse pas chaque fois vingt ( !), pour ne pas enflammer la population contre le régime ; tirer à balles réelles si besoin sur les soldats et accuser les manifestants d’avoir commis cet acte pour envenimer les rapports entre l’armée et la population (des soldats auraient été exécutés pour avoir refusé de tirer sur les manifestants);  créer des profils fictifs sur les réseaux sociaux  pour identifier l’opposition. Il reste que Bachar al-Assad a fini par reprendre l’héritage sanglant de son père, depuis la répression barbare dans  la province et la ville de Deraa. Les onze années de pouvoir du fils s’inscrivent bien dans la continuité de celles du père.





الرئيس الجزائري يعلن عن إصلاحات سياسية واسعة

في خطاب له تضمن الإعلان عن إصلاحات سياسية في بلاده، طالت تعديل الدستور وقوانين الأحزاب والانتخابات، تعهد الرئيس الجزائري، عبدالعزيز بوتفليقة، الجمعة بإجراء تعديلات تشريعية وإشراك كافة الأحزاب في صياغة قانون للانتخابات.

وقال بوتفليقة أيضاَ إنه سيعمل على إدخال تعديلات تشريعية لتعزيز الديمقراطية في بلاده، مؤكداً أن « المطلوب اليوم هو المضي قدما نحو تعميق المسار الديمقراطي وتعزيز دعائم دولة الحق والقانون وتقليص الفوارق وتسريع التنمية الاقتصادية والاجتماعية. »

وأضاف الرئيس الجزائري في خطابه إن هذه المهمة والحاسمة لمستقبل بلاده « تقتضي انخراط الأغلبية ومشاركة كافة القوى السياسية والاجتماعية وإسهام الكفاءات الوطنية »، مشيراً إلى أنه ستجري مراجعة عميقة على قانون الانتخابات بما يستجيب لتطلعات الشعب الجزائري بممارسة حقه الانتخابي في ظل ظروف ديمقراطية مواتية وشفافة.

وتابع أن هذا يعني أنه سيتم « اشراك كافة الاحزاب الممثلة منها وغير الممثلة في البرلمان واستشارتها من أجل صياغة النظام الانتخابي الجديد. »

وكان بوتفليقة قد أكد في السابع من مارس/آذار الماضي أن القرارات « التي تم اتخاذها مؤخراً على المستويين الاقتصادي والسياسي تهدف إلى تعميق المسعى الديمقراطي التعددي وتوسيع مجال الحريات وفتح الآفاق أمام الشباب للتعبير عن آرائه و أفكاره و طموحاته للعيش في كنف السلم والرقي »، بحسب وكالة الأنباء الجزائرية.

وحول الأحزاب، قال بوتفليقة إن على الأحزاب أن تنظم نفسها وتعزز صفوفها « وتعمل في إطار الدستور والقانون حتى تقنع المواطنين وبالخصوص الشباب منهم بوجاهة برامجها و فائدتها »، موضحاً في هذا الخصوص أن « هذا المسعى سوف يتعزز بمراجعة القانون المتعلق بالأحزاب السياسية من خلال مراجعة دور الأحزاب ووظيفتها وتنظيمها. »

ونوه بوتفليقة إلى أن البرلمان بغرفتيه كان قد صادق في نوفمبر/تشرين الثاني عام 2008 على القانون المتعلق بتعديل الدستور، موضحاً أنه سيتم إنشاء لجنة دستورية تشارك فيها التيارات السياسية وخبراء في القانون الدستوري.

وأشار الرئيس الجزائري إلى أن الغاية من برنامج الإصلاحات السياسية هي « تعميق المسار الديمقراطي وتمكين المواطنين من مساهمة أوسع في اتخاذ القرارات التي يتوقف عليها مستقبلهم ومستقبل أبنائهم »، مشيراً في هذا الإطار غلى استعادة السلم والأمن وإطلاق برامج تنموية ورفع حالة الطوارئ في البلاد، وفقاً لما نقلته صحيفة الشروق الجزائرية.

وتطرق الرئيس الجزائري إلى التطورات والأحداث الجارية في الدول العربية الأخرى، وقال إن سياسة بلاده هي عدم التدخل في الشؤون الداخلية للدول، كما تعهد باحترام خيارات الشعوب الأخرى، طالباً الدول الأخرى باحترام سيادة بلاده.

كذلك تطرق بوتفليقة إلى أنه سيرفع « التجريم عن الجنح الصحفية » في قانون الإعلام، مطالباً بانفتاح أكبر لأجهزة الإعلام على مختلف تيارات الفكر السياسي « في ظل احترام القواعد الأخلاقية التي تحكم أي نقاش كان »، ومشيراً إلى أنه سيتم إطلاق قنوات متخصصة ومتنوعة.

وأكد بوتفليقة أن بلاده ترفض التدخل في سيادة البلدان الشقيقة ووحدتها ورفضها لكل تدخل أجنبي واحترامها لقرار كل شعب لسيادته الوطنية.

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Syrie, la répression redouble hors micros et caméras

Les révolutionnaires syriens sont dans une solitude tragique. Les frontières sont fermées, les journalistes interdits et le régime tente de couper du monde le peuple qui l’affronte. Il ne parvient pourtant pas à arrêter le flux de nouvelles qui transitent par les réseaux sociaux ni à paralyser l’énergie de ceux qui risquent leur vie sur place et même ailleurs, compte tenu de la puissance des Mukhabarat, les services secrets baasistes.

Selon nos informations, recueillies  auprès de Hanin Ghaddar, rédactrice en chef du site « Now Lebanon » qui a ouvert une nouvelle page « Syria Now », il y aurait eu plus de 40 morts lors des manifestations du 8 avril à Deraa et le chiffre de 134 morts en une semaine devrait hélas être majoré. Lors des funérailles du lendemain 9 avril, la police a tiré à nouveau sur la foule. Les vidéos parviennent de tous les coins du pays, ce qui confirme un embrasement général. « La dictature se donne beaucoup de mal pour faire croire qu’il s’agit d’une contestation mineure mais personne ne prend plus ses mensonges au sérieux », nous déclare un opposant en exil à Beyrouth, pour qui « en réalité la Syrie manifeste du nord au sud. A Douma, dans la banlieue de Damas, 100 000 personnes sont descendues dans la rue. Cette ville est aujourd’hui complètement encerclée, plus personne ne peut y pénétrer. »

La propagande syrienne, qui dispose de formidables relais au Liban, s’efforce de diffuser deux thèses : celle du complot extérieur et celle de l’intégrisme islamiste. Mais selon tous les témoignages et toutes les images, les slogans ne sont pas ceux des islamistes. « Ce n’est pas parce qu’on crie Allah, dans l’exaltation d’une foule pacifiste, et en sachant qu’en face les sbires du despote vont tirer, qu’on est un fondamentaliste, explique un intellectuel qui vient de se réfugier dans la capitale libanaise, à Arbin, un petit village près de Damas, une population mixte criait : « Chrétiens et Musulmans ensemble ! ». Ailleurs, c’est le mot Wahdat, Unité, qu’on reprend en chœur ! »

Autre preuve que la révolution syrienne n’est pas celle des islamistes : c’est dans des régions traditionnellement imperméables aux Frères musulmans que se sont déroulées d’impressionnantes manifestations. Les campagnes autour de Damas comme la région du Hauran, dont Deraa est le chef-lieu, étaient profondément baasistes depuis des décennies. En revanche, ni la ville de Hama, ni Alep, où les religieux restent influents, n’ont bougé. Le peuple syrien, dans ses profondeurs, aurait été beaucoup trop marqué par la répression sauvage de Hafez Al Assad en 1982 contre la révolte armée fondamentaliste pour avoir envie de rééditer l’expérience. La Syrie n’est pas aussi déstructurée qu’on le dit. « Nous ne ressemblons pas à la société irakienne éclatée, nous avons gardé des structures sociales fortes, résume un journaliste. C’est cela qui nous a permis de résister à la cruauté du régime depuis 40 ans. Et puis nous sommes à la fois modernes et pratiquants : nous nous sommes identifiés à la révolution égyptienne et l’horreur de la répression nous a jetés dans la rue… »

Tous sont convaincus que Bachar El Assad peut aller encore plus loin dans la cruauté. « La seule chose qui risque de le retenir, estime Hanin Ghaddar, c’est la condamnation internationale, la remise prochaine des premières conclusions du Tribunal spécial sur l’assassinat de Rafic Hariri avec le régime syrien en ligne de mire. Et, à l’horizon, la peur pour Damas de perdre son champ de manœuvres préféré : le Liban… » Pour détourner l’attention de la révolution qui monte, la Syrie actionne donc quelques dangereuses marionnettes. De nombreux observateurs, à Beyrouth, imputent directement aux consignes du régime syrien la reprise des tirs du Hamas, son protégé, à Gaza contre Israël. Une riposte de l’Etat hébreu aurait l’avantage de reléguer à l’arrière-plan de l’actualité l’incroyable et héroïque révolte en Syrie.


Bahreïn: les hôpitaux servent d’ »appât » pour détenir les manifestants

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a averti jeudi que les hôpitaux au Bahreïn sont utilisés par les forces de sécurité comme « appât » pour arrêter et maltraiter les opposants qui manifestent pour demander des réformes politiques.

« Les établissements de santé sont utilisés comme appât pour identifier et arrêter » les manifestants blessés qui viennent demander des soins, a déclaré la coordinatrice des médecins chez MSF, Latifa Ayada, citée dans un communiqué.

En proie ces dernières semaines à des mouvements de contestation populaire sans précédent, le Bahreïn a réprimé ces manifestations dans la violence.

« Les blessures, notamment celles infligées par des armes de la police et de militaires, permettent (aux forces de sécurité, ndlr) d’identifier les personnes à arrêter », a expliqué Mme Ayada.

L’ONU avait déjà dénoncé la prise d’assaut des hôpitaux et des centres médicaux par les forces de l’ordre à Bahreïn.

Selon les témoignages recueillis par MSF à l’hôpital public de Salamaniya, le plus grand hôpital de la capitale de Manama, les forces de sécurité battent les blessés.

L’un d’eux a ainsi raconté qu’il se trouvait dans cet hôpital et avait été frappé sur une plaie causée par une balle en caoutchouc.

Les centres de santé sont devenus des « lieux de peur », dénonce MSF, qui indique que les blessés préfèrent rester chez eux où ils reçoivent des soins de l’ONG.

MSF indique également avoir proposé aux autorités bahreïnies de mettre en place une aide médicale d’urgence.

« Malheureusement, MSF n’a pas été en mesure d’obtenir la garantie que les patients ne seraient pas visés », écrit l’organisation, qui demande aux forces de sécurité de quitter les hôpitaux et aux manifestants de ne pas utiliser les centres de soins comme point de ralliement.

Le Bahreïn est en proie à une contestation conduite par la majorité chiite de la population de ce petit royaume arabe du Golfe, dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.

 


اليمن: المظاهرات تتواصل وضغوط دولية لإجراء مفاوضات نقل السطة

تواصلت في اليمن المظاهرات المطالبة بتنحي الرئيس اليمني علي عبد الله صالح عن السلطة.فقد خرجت في كل من صنعاء وعدن وتعز وغيرها مظاهرات ضد الرئيس.جاء ذلك فيما اجمع معظم ردود الفعل الدولية على ادانة استخدام العنف ضد المتظاهرين ومطالبة الرئيساليمنيومعارضية ببدء في مفاوضات جادة للإنتقال السلمي للسلطة .وتصاعد التوتر في اليمن عقب اتهام القائد العسكري المنشق اللواء علي محسن الاحمر الرئيس اليمني بمحاولة اغتياله.

وقد أكد مصدر طبي في المستشفى الميداني بساحة التغيير بصنعاء لبي بي سي اصابة ستة متظاهرين في اعتداءات جديدة بالهراوت والحجارة من قبل أنصار الحزب الحاكم على مسيرة حاشدة انطلقت من منطقة مسيك باتجاه ساحة التغيير.

كما شهدت ساحة التغيير انضمام ثلاث مسيرات احداها صامتة وقد قدمت من عدة أحياء بالعاصمة صنعاء نددت بالعنف المستمر ضد المتظاهرين في تعز والحديدة وصنعاء وطالبت بإسقاط ومحاكمة النظام كما عبر المتظاهرون عن رفضهم لأي مبادرة لا تنص صراحة على رحيل فوري للنظام.وشهدت مدينة تعز يوم الأربعاء مظاهرات حاشدة لليوم الرابع على التوالي وسط شلل كامل للحياة فيها. وقتل مساء الأربعاء متظاهر واصيب 30 آخرون إثر تجدد المواجهات بين الشرطة والمحتجين.وجابت المظاهرة شوارع المدينة للتنديد بقتل المحتجين والمطالبة برحيل الرئيس اليمني وأفراد أسرته.وكان 17 شخصا قتلوا يوم الاثنين الماضي في تعز، وتزداد المخاوف من وقوع مزيد من المواجهات مع قوات الامن الموالية للرئيس.كما أفادت مصادر صحفية بأن مظاهرات خرجت في في محافظة عدن استجابة لبيان « ثورة شباب التغيير » الداعي للتصعيد تضامنا مع المعتصمين في تعز.

اجتماع الرياض

من جهة اخرى, سلم سفراء السعودية وقطر وسلطنة عمان في صنعاء الرئيس اليمني رسميا دعوة للمشاركة في اجتماع في الرياض مع المعارضة للخروج من الأزمة.وأفادت وكالة الانباء اليمنية أن الرئيس استقبل السفراء الثلاثة الذين نقلوا اليه قرار الاجتماع الاستثنائي لوزراء خارجية دول مجلس التعاون الخليجي بدعوة الحكومة واحزاب المعارضة للاجتماع في الرياض.وبحسب الوكالة, جدد صالح ترحيبه بوساطة دول مجلس التعاون الخليجي.كانت المعارضة اليمنية اكدت الثلاثاء ترحيبها بمبادرة مجلس التعاون الخليجي الا انها قالت ان اي محادثات يجب ان تحصر بمسألة تنحي صالح وتسليم السلطة فورا.

ضغوط دولية

وكان المتحدث باسم البيت الابيض قد اعلن أمس الثلاثاء ان الولايات المتحدة « تدين بقوة » اعمال العنف الحكومية ضد متظاهرين في اليمن.

ودعت الولايات المتحدة الأمريكية الحكومة اليمنية إلى التفاوض بشأن نقل السلطة بأسرع وقت ممكن، وقال المتحدث باسم وزارة الدفاع جيف موريل ردا على سؤال حول احتمال تعليق المساعدة العسكرية لليمن « على حد علمي، هذا غير مطروح، ونحن نتابع الوضع عن كثب. الأمور تتطور بسرعة كبيرة ».وأدان موريل في المقابل استمرار أعمال العنف في اليمن والتي ادت إلى سقوط المزيد من القتلى والجرحى في العاصمة صنعاء ومدينة تعز.وقال المتحدث إنه كلما مر الوقت سيزداد الموقف صعوبة، و »لهذا نحث الحكومة على التفاوض بشأن نقل السلطة بأسرع وقت ممكن ».

كانت واشنطن قد أعربت عن خشيتها من ان يستغل تنظيم القاعدة الفراغ السياسي في اليمن بعد ان كتبت صحيفة نيويورك تايمز ان الحكومة الامريكية تفكر في سحب تأييدها لعلي عبدالله صالح تسهيلا لرحيله.

« عنف اعمى »

محتجون في مدينة تعزوادانت لندن ما اعتبرته « عنفا اعمى » تمارسة قوات الامن ضد المحتجين اليمنيين.وقال وزير الخارجية البريطاني وليام هيغ انه « مصدوم من الانباء التي تحدثت عن سقوط قتلى واصابة جرحى جدد في اليمن » خلال اليومين الماضيين.ودان هيغ، في بيان صدر عنه وزارة الخارجية « العنف الاعمى » الذي تمارسه قوات الامن اليمنية ضد المتظاهرين في تعز والحديدة وصنعاء، داعيا الرئيس صالح للوفاء بعهوده في ضبط النفس والاعتدال في استعمال الذراع الامنية.وطالب هيغ السلطات اليمنية « التحرك باقصى سرعة للتجاوب مع المطالب المشروعة للتغيير السياسي في البلاد وتطبيق الاصلاحات الضرورية ».واوضح البيان ان « عملية انتقالية طويلة قد تفاقم من حالة عدم الاستقرار السياسي والاقتصادي وتؤدي الى موجات جديدة من العنف لا طائل منها ».وقال هيغ: « على الرئيس صالح ان يقول بوضوح انه مستعد للبدء فورا في عملية شاملة للانتقال السياسي »، داعيا الى وضع خريطة طريق من اجل « انتخابات حرة ومتوازنة ».

 


ليبيا: قتلى وجرحى بين صفوف المعارضة في غارة للناتو

قالت مصادر طبية ليبية وعناصر من المعارضة إن طائرات حلف الناتو شنت غارات على مواقع للمعارضة وقصفتها عن طريق الخطأ شرق ليبيا.

وفي مدينة أجدابيا صرحت مصادر في المعارضة لبي بي سي بأن ثلاثة عشر شخصا قد قتلوا وأصيب آخرون في غارة استهدفت مركبة عسكرية لقوات المعارضة.

وأوضحت المصادر أن أربعة صواريخ على الأقل استهدفت مركبات عسكرية تابعة للمعارضة في الصفوف الأولى ما بين مدينتي اجدابيا والبريقة.

بينما نقلت وكالة الأنباء الفرنسية عن متحدث باسم المعارضة قوله  » إن طائرات تابعة لحلف الناتو استهدفت مواقع للمعارضة شرق مرفأ البريقة النفطي ».

ويقول مراسل بي بي سي زاير دافيز إن هناك حالة من الفوضي في ضواحي مدينة اجدابيا وتقهقر لقوات المعارضة بسبب تقارير تتحدث عن استهداف مواقعهم.

وقف فوري

من جانبها دعت الأمم المتحدة إلى وقف العمليات الحربية حول مدينة مصراته الليبية للتمكن من ايصال المساعدات إلى السكان المدنيين وإفساح المجال امامهم للخروج من المدينة.

ووجه الأمين العام للامم المتحدة بان كي مون « دعوة عاجلة لوقف فوري للاستخدام العشوائي للقوة العسكرية ضد السكان المدنيين ».

وقالت مساعدة الأمين العام للامم المتحدة للشؤون الانسانية فاليري اموس إنه يجب وقف الأعمال الحربية بشكل مؤقت على الأقل حول مصراته من اجل التمكن من ايصال الادوية والمواد الغذائية إلى المدينة وافساح المجال امام الراغبين من سكانها البالغ عددهم حوالى 300 الف  نسمة بالرحيل.

وعبر بان كي مون عن قلقه الشديد ازاء تدهور الوضع الانساني للمدنيين في المدن الليبية التي تتعرض لهجمات عسكرية بما في ذلك مصراته والبريقة والزنتان وذلك حسبما صرح المتحدث باسمه مارتن نسيركي.

وأضاف نسيركي أن « الظروف في مصراته خطيرة مع ورود تقارير تشير الى استخدم الاسلحة الثقيلة لمهاجمة المدينة حيث السكان عالقين ولا يمكنهم بسبب القصف العنيف المستمر منذ عدة اسابيع تلقي الامدادات الاساسية مثل المياه النظيفة والمواد الغذائية والادوية ».

ودعا بان كي مون أيضا حكومة القذافي إلى الالتزام بدعوات مجلس الأمن الدولي لوقف اطلاق النار ووقف العمليات ضد المدنيين.

رفض

من ناحية أخرى رفضت واشنطن الرسالة التي بعث بها القذافي إلى الرئيس الأمريكي باراك اوباما لوقف ما سماه « حربا ظالمة » وطالبت الزعيم الليبي بسحب قواته والرحيل الى المنفى.

وقالت وزيرة الخارجية الأمريكية هيلاري كلينتون « كلما اسرعنا في وقف حمام الدم كان ذلك أفضل للجميع ».

وأضافت  » على القذافي ان يعمل من اجل وقف إطلاق النار وسحب قواته واتخاذ قرار حيال رحيله عن السلطة ومغادرة ليبيا ».

وكان جاي كارني المتحدث باسم الرئيس الأمريكي قد أكد تلقي رسالة من القذافي موضحا أنها « بالطبع ليست الرسالة الأولى ».

وأضاف كارني أن اوباما يقول منذ اسابيع أن وقف إطلاق النار في ليبيا مرهون « بالأفعال وليس بالأقوال وبإنهاء العنف ».

في غضون ذلك أعلن النائب الامريكي السابق كورت ولدن أنه وصل إلى ليبيا بدعوة من مقربين من القذافي وسيحاول لقاءه واقناعه بضرورة التنحي عن السلطة وهو ما اعتبرته إدارة اوباما « مبادرة خاصة ».

وقال ولدن « التقيت والقذافي ما يكفي من المرات لكي أعرف ان القصف لا يكفي لحمله على الرضوخ » داعيا في الوقت ذاته إلى بدء حوار بين القذافي والمعارضين وتشكيل لجنة لبحث المستقبل المؤسساتي في ليبيا.

من جانبه صرح وزير الخارجية الفرنسي آلان جوبيه بأن الاجتماع المقبل لمجموعة الاتصال حول ليبيا سيعقد الأربعاء المقبل في العاصمة القطرية الدوحة.

اتهامات

على جانب آخر قال متحدث باسم المعارضة الليبية إن ثلاثة أيام من الهجمات التي شنتها القوات الموالية للعقيد معمَّر القذافي قد أوقفت إنتاج النفط من الحقول التي تسيطر عليها المعارضة شرقي البلاد، لكن طرابلس اتهمت القوات البريطانية باستهداف حقل نفط السرير.

وقال عبد الحفيظ غوقة، المتحدث باسم المعارضة الليبية: « أعتقد اننا لن نعتمد على عائدات النفط في المرحلة المقبلة لأن إنتاجنا قد تأثر بهذه الأزمة ».

إلاَّ أن الحكومة الليبية قالت إن غارة جوية شنتها طائرات حربية بريطانية هي التي تسببت بوقوع ضرر كبير في حقل السرير النفطي، وبإلحاق ضرر بالغ بالخط الواصل بينه وبين أحد موانئ التصدير على ساحل البحر الأبيض المتوسط.

« دروع بشرية »

في غضون ذلك، اتهم حلف شمال الأطلسي (الناتو) القوات الموالية للقذافي باستخدام المدنيين دروعا بشرية، وبالتسلل وسط حركة السير الطبيعية للتقدم إلى مواقع المعارضة.

وقال الأدميرال البريطاني راس هاردينغ، نائب قائد العمليات الدولية ضد قوات القذافي، إن القوات الحكومية الليبية لجأت في الأيام الأخيرة إلى « تكتيك غير تقليدي تسلك من خلاله الطرقات إلى جانب السيارات المدنية وتستخدم المدنيين دروعا بشرية للتقدم ».

وأضاف هاردينغ في مؤتمر صحفي عقده في مقر للناتو في نابولي إن هذا التكتيك يساعد حاليا في تقدم القوات الحكومية الليبية باتجاه إجدابيا التي يسيطر عليها المعارضون,

وقال إن الحلف يواصل توجيه ضربات مباشرة لقوات القذافي التي تتقدم، ولشبكة إمداداتها اللوجستية وذخائرها.

وقد نفذت طائرات الحلف ضربات موضعية لقطع طريق الإمدادات الرئيسي للقوات الحكومية بين إجدابيا ومصراتة.

وقال الضابط البريطاني إنه خلال هذه العمليات حرصت قوات الحلف على تجنب وقوع ضحايا مدنيين بالقرب من المناطق التي تشهد معارك.

كما وعد الناتو الأربعاء بعمل كل ما بوسعه لحماية المدنيين في مدينة مصراته، وتعهدت فرنسا بأن تفتح ممرا بحريا آمنا إلى المدينة المحاصرة غربي البلاد.

 

 

 


Libye : Kaddafi prêt à négocier une transition démocratique, pas à partir

Il promet des réformes mais ne partira pas. Selon le porte-parole du gouvernement libyen, le régime pourrait négocier des élections ou un référendum en Libye, mais pas à n’importe quel prix. Moussa Ibrahim est clair, aucune  réforme n’est pas envisageable sans le « Guide » suprême. « Le leader [Mouammar Kaddafi] est la soupape de sécurité pour le pays et pour l’unité de la population et des tribus. Nous pensons qu’il est très important pour toute transition vers un modèle démocratique et transparent »

Pourtant, après plusieurs défections au sein de ses proches, le colonel apparaît de plus en plus isolé. Selon le New York Times deux de ses fils l’ont poussé vers la sortie. Seïf el-Islam, qui est resté effacé depuis le début de l’intervention internationale en Libye, le 19 mars, et Saadi ont ainsi proposé une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le départ de leur père. Dans son édition de dimanche, le quotidien américain cite un diplomate sous couvert de l’anonymat et un responsable libyen informés du projet, et soutient que la transition serait pilotée par Seïf el-Islam.

Le CNT gagne en reconnaissance

Une suggestion aussitôt rejetée par le Conseil national de transition (CNT), qui représente les rebelles. « Kaddafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique », a déclaré le porte-parole du CNT Chamseddine Abdulmelah, depuis Benghazi, fief des insurgés. La « négociation diplomatique » en question renvoie à la tournée du vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Laabidi, qui s’est rendu ces deux derniers jours à en Grèce, à Malte et en Turquie, seul pays musulman membre de l’Otan.

Après la France et le Qatar, l’Italie a à son tour décidé de reconnaître le CNT comme le « seul interlocuteur légitime », alors que le pouvoir libyen a connu un nouveau revers avec la démission dimanche d’un conseiller du colonel Kaddafi, Ali Triki, doyen des diplomates, quatre jours après la défection du chef de la diplomatie, Moussa Koussa.

Londres a aussi émis des réserves sur les démarches de Tripoli : « Nous avons toujours été clairs sur ce que devrait être la prochaine étape et les besoins d’une véritable trêve et d’une fin des violences », a déclaré un porte-parole du Premier ministre David Cameron. « Nous ne recherchons pas de stratégie de sortie pour Kaddafi. »

 


Côte d’Ivoire : Gbagbo continue de s’accrocher au pouvoir, les combats reprennent

Jusqu’au bout, le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo aura cherché à sauver son poste. À la tête d’une armée détruite, retranché dans sa résidentielle présidentielle, il refuse toujours de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, à l’élection du 28 novembre.

Lundi soir, il est sorti d’un long silence, accordant coup sur coup des interviews téléphoniques à la chaîne d’information française LCI et à la radio française RFI. Il a certes reconnu que son armée avait été défaite, après les frappes aériennes conjointes de l’Onuci et de la force française Licorne.

Mais son message était ailleurs : il affirmé une nouvelle (et dernière ?) fois qu’il ne négocierait pas son départ de la présidence, convaincu qu’il semble être d’avoir remporté l’élection présidentielle.

« La seule chose qui reste à négocier », lui a rétorqué le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé sur France info mercredi matin, ce sont les « conditions » de son départ.

« Entêtement absurde »

« Nous avons demandé à l’ONU de lui garantir son intégrité physique, ainsi qu’à sa famille [...] et d’organiser les conditions de son départ. C’est la seule chose qui reste à négocier désormais », a déclaré Juppé. Interrogé sur un éventuel exil en Mauritanie, il a répondu : « Je n’ai pas d’indication là-dessus. »

Alain Juppé a par ailleurs dénoncé un « entêtement absurde » de Laurent Gbagbo, qui n’a « désormais plus aucune perspective , tout le monde l’a lâché ».

Gbagbo risque-t-il de faire l’objet de poursuite de la Cour pénale internationale (CPI), s’il se rend ? « Seule la Cour pénale internationale peut prendre des décisions », a répondu Alain Juppé. La France, comme l’ONU, exige notamment que Laurent Gbagbo signe un document dans lequel il reconnaîtrait Alassane Ouattara comme président de Côte d’Ivoire. « Je ne reconnais pas la victoire de Ouattara. Pourquoi voulez-vous que je signe ça ? », a-t-il lancé sur LCI. La question d’un éventuel exil serait aussi un des points de blocage.

Le Premier ministre français François Fillon avait affirmé mardi que deux de ses généraux négociaient sa reddition. Mais Laurent Gbagbo va-t-il leur reconnaître ce droit ? Son ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, réfugié à la résidence de l’ambassadeur de France, a déjà perdu son mandat pour négocier au nom de Laurent Gbagbo : dans l’entourage du président sortant,  on l’accuse même d’être un « traître ».

Tirs entendus à Cocody et au camp d’Agban

Devant cette intransigeance, Alassane Ouattara a-t-il voulu lui faire comprendre qu’il n’avait plus le choix, en poussant à nouveau son avantage militaire ?

Mardi soir, alors qu’officiellement, les combats étaient à « l’arrêt » d’après l’Onuci, des tirs étaient entendus près de Cocody, où se trouve la résidence présidentielle, tandis que la TCI, la télévision du camp Ouattara, diffusait des extraits de La chute, le film sur les derniers jours d’Adolf Hitler dans son bunker de Berlin.

Mercredi, à l’aube, les habitants de la Riviera signalaient des combats dans leurs quartiers et de très intenses tirs à l’arme lourde se faisaient à nouveau entendre au niveau du camp de gendarmerie d’Agban.

Préparation d’une intervention de l’Afrique du Sud à Abidjan

Va-t-on vers l’intervention d’une nouvelle armée étrangère en Côte d’Ivoire ? Selon nos informations, l’Afrique du Sud se prépare en effet à envoyer des soldats à Abidjan pour mettre ses ressortissants en sécurité.

La marine sud-africaine dispose déjà d’un navire ravitailleur qui mouille au large d’Abidjan, le SAS Drakensberg. Ce bâtiment peut notamment accueillir un hélicoptère .

Pretoria dispose aussi d’un autre bâtiment de guerre, situé dans le Golfe de Guinée, et qui devrait faire mouvement vers Abidjan prochainement.

Une centaine de parachutistes-commandos sud-africains sont aussi stationnés à Accra (Ghana) et pourraient intervenir dans la capitale économique ivoirienne.

Pour une vingtaine de ressortissants

Il s’agirait pour Pretoria de mettre ses ressortissants à abri et éventuellement de les évacuer. Mais le  faible nombre de Sud-Africains à secourir (ils ne sont que 20 à Abidjan, selon nos informations) pose question.

On ne peut faire que des supputations à ce stade, mais si Laurent Gbagbo, assiégé à dans sa résidence présidentielle, en venait à choisir l’exil, il aurait besoin d’un point de chute et d’une exfiltration par des forces qui ont sa confiance…

L’Afrique du Sud s’était en tout cas distinguée  par sa relative bienveillance à l’égard de Laurent Gbagbo tout au long de la crise ivoirienne. Pretoria était favorable à une négociation entre lui et Alassane Ouattara, quitte à permettre au président ivoirien sortant de rester en place.

L’Afrique du Sud n’avait demandé officiellement le départ de Laurent Gbagbo qu’après la remise des conclusions du panel des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (dont faisait parti le président Jacob Zuma), le 10 mars.

Pretoria s’est à nouveau fait remarqué cette semaine en prenant ses distances avec les frappes aériennes conjointes de l’Onuci et de la force française Licorne.

« Je ne me rappelle pas avoir donné un mandat à quiconque pour un bombardement aérien sur la Côte d’Ivoire, avait déclaré la ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane lors d’un point-presse à Pretoria. Nous ne soutenons pas nécessairement ce que nous n’avons pas voté. »


Tunis,Elkasba : Si vous retournez, nous retournerons!

Après El Kasba 1, et la chute du gouvernement Ghannouchi 1, après El Kasba 2 et la chutte de Ghannouchi lui-même, c’est prêt, c’est arrivé la saison 3 de  » el kasba » bientôt sur nos écrans, nos murs facebooks, dans nos têtes et nos cauchemars. la saison 3 d’El Kasba est prête. La sortie est prévue le vendredi 1 avril, à moins que ça soit un poisson d’avril.Ils avaient prévenu, ou plutôt averti, quand ils avaient décidé de mettre  fin à “Kasbah 2“… Si vous retournez, nous retournerons! Depuis le 22 mars, estimant que leurs vis-à-vis du gouvernement n’ont pas tenu leurs promesses, les “sit-inners“ sont donc retournés squatter la Place du Gouvernement à La Kasbah. Pourtant,  »Kasbah 3 » semble curieusement fade par rapport aux deux moutures précédentes, car sans leur popularité, sans le nombre impressionnant de leurs manifestants et sans le niveau de leur couverture dans les médias.
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Une semaine plus tard, voulant manifestement porter “Kasbah 3“ à un nouveau palier de popularité digne des deux premières, ceux qui se sont donnés le nom des “Ahrâr“ (libres, émancipés) ont décidé de prendre leur marketing en main, si l’on ose dire!

Dpeuis le imanche 27 mars, une foule de plus en plus dense se presse devant le Théâtre municipal jusqu’à déborder du large trottoir alors que des tribuns se succèdent en haut des escaliers pour haranguer les présents et les passants. Le ton est haut, amplifié par le porte-voix à batterie que l’on voit désormais,leurs revendications, criées devant ces centaines de Tunisiens qui les écoutaient ce dimanche, commencent par des reproches:  »Nous vous avons accordé notre confiance… mais à certaines conditions. Mais vous n’avez tenu aucune promesse! » Suit une énumération consciencieuse de ces reproches: “Vous n’avez pas porté devant la Justice les éléments policiers qui ont commis le crime de tirer et de tuer les martyrs, vous nous avez servis une ‘duperie’ en ce qui concerne la dissolution de la Police politique, vous avez laissé brûler les dossiers de ces criminels, vous avez donné audience au projet de l’occupation européenne et nous noyant dans l’endettement, vous avez permis l’ingérence étrangère au sein des affaires internes de la Tunisie…“

Les tribuns “Ahrâr“ ont cependant tenu à souligner, en se suivant en haut des escaliers face à la foule grandissante, un reproche spécifique sur l’ex-RCD: “Vous avez tout simplement parcellisé le ‘Rassemblement CD’ en une foule d’autres ‘Rassemblements’ sous d’autres couleurs. Vous avez accordé des visas de partis politiques à des criminels au lieu de les traduire en justice“.

Les  »Ahrâr de Kasbah 3 » ont également tenu à informer la foule sur le fait qu’ils ont été agressés le 24 mars mais que cela ne les empêcherait aucunement d’aller au bout de leur promesse au Gouvernement “Si vous retournez, nous retournerons!“. Ils ont ainsi interpelé la foule pour venir grossir les rangs d’une immense manifestation dans quelques jours devant le Théâtre municipal, établissant le niveau de leur espérance à pas moins d’un million de manifestants: “Nous avons rendez-vous le vendredi 1er avril pour signifier votre adhésion à la continuité de ‘Kasbah 3′ à partir d’ici“
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