Ouyahia, ennemi du peuple numéro un

Depuis l’indépendance, les dirigeants Algériens n’hésitent pas à faire appel à la théorie du complot fantôme et manipulation externe et parfois interne, mais ces derniers jours le premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia a multiplié ses sorties médiatiques pour culpabiliser des inconnues sur la situation politique et social de l’Algérie.

Toujours fidèle à son arrogance, Ouyahia se croit l’élu ou un prophète que dieu l’a envoyé pour gouverner l’Algérie, a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de la 4eme session ordinaire du conseil national du RND (Rassemblement National Démocratique), « Ceux qui veulent brûler l’Algérie cherchent des cadavres», plus que ça, pour Ouyahia, les Algériens qui veulent un changement politique pacifique comme la CNCD ou autres, vont provoquer un chaos total et une descente aux enfers, «L’Algérie a payé un lourd tribut, avec des milliers de morts, et elle ne s’est pas encore entièrement remise de cette situation. Que veut la société algérienne, aller d’une marche à une autre et descendre aux enfers ?». Il a même démonté les rumeurs qui circulent sur un changement prévu par Bouteflika, (révision de la constitution et dissolution du parlement).

Bien avant ça, le monsieur Ouyahia et lors d’une émission diffusé par la télévision national a accusé certaines parties sans les nommer comme toujours de chercher à transférer le conflit politique sur le terrain social, il a oublié que le but de la politique est de trouver des solutions et moyens afin d’améliorer le niveau de vie des citoyens, pire, il admet qu’il existe un terrain favorable à la contestation de rue, surtout au niveau des jeunes mais pour Ouyahia, l’échec de quelques ministres ne constitue pas un échec politique d’un régime millitaire corrompu et répressif qui gouverne le pays par un bras de fer depuis plus de cinquante ans.

Mais comment on peut expliquer que juste une semaine après les violentes émeutes qui ont secoué des cartier de l’Algérois comme Climat de France et Diar El Mahçoul ce mois de Mars, causé par la crise du logement qui s’aggrave en Algérie, le gouvernement d’Ahmed Ouyahia réserve les meilleurs terrains de la commune de Staoueli (ouest de la capitale) pour construire des résidences d’État au bénéfice des responsables politiques et militaires dans des conditions opaques et lance un projet de construction de résidences d’État aux frais du contribuable. Une nouvelle cité destinée exclusivement aux responsables de l’État aux Dunes à Chéraga dans la banlieue ouest d’Alger, Comment on peut expliquer les scandales financières qui secoue le pays depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, (Sonatrach, autoroute est ouest, Elkhalifa,….), comment on peut expliquer la fuite des jeunes Algériens vers l’autre rive de la méditerrané pour une vie meilleures et plusieurs d’entres  eux  retrouvent la mort, comment on peut expliquer et expliquer et expliquer…..

Considéré comme l’homme le plus proche de l’armé, Ouyahaia n’a pas démonté ses ambitions présidentielles, car lors de l’émission de la télévision Algérienne, le patron du RND a paraphrasé l’ancien président français Giscard  d’Estaing qui a dit un jour : « il y a un destin entre moi et la présidence ». Comprendre : pour Ouyahia, le Palais d’El Mouradia est une question de destin, d’ici on peut comprendre qu’Ouyahia multiplie ses sorties médiatiques pour anticiper et avorter toutes initiatives d’un changement démocratique en Algérie car l’enjeu est grand, Il a juste oublié qu’il est considéré comme l’ennemi publique numéro un, et même lors des marches organisé par la CNCD, les baltaguis payés par le pouvoir pour chouchouter les marches scandaient « Bouteflika dyalna -notre Bouteflika- et Ouyahia berra -dégage- » et s’il veut être le président en 2014, il n’a qu’à passer sur les cops de milliers d’Algériens.


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